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Été 2017 : Ce que contient la bombe Macron

Emmanuel Macron est le Président des milliardaires : ancien banquier d’affaires, entouré d’amis richissimes, sa soumission au monde de la finance a clairement été mise en lumière dans la campagne électorale de la présidentielle. Cette qualification ne pourra que se renforcer à mesure qu’il déploiera son arsenal de mesures anti-sociales contre les droits des travailleurs. Et « Manu » ne tardera pas à s’y mettre : il a d’ores et déjà annoncé qu’il réformera le marché du travail cet été. Décryptage entre les lignes de son programme, à commencer par la bombe qui explosera dès cette année.


Par Benoit Delrue. Lien court : http://wp.me/p6haRE-xK
3 000 mots environ. Temps de lecture estimé : 15 minutes. HorlA2


C’est un casus belli démocratique. Le candidat Macron, fraîchement devenu le huitième Président de la cinquième République, avait d’ores et déjà annoncé dans sa campagne qu’il réformerait le droit du travail en ayant recours à des décrets et des ordonnances. Ce faisant, non seulement il contournera le débat parlementaire normalement prévu par notre Constitution dans l’élaboration de la loi, mais également la négociation avec « les partenaires sociaux ». Parmi ces derniers, les syndicats patronaux tels que le Medef et la CGPME sont déjà dans les petits papiers d’Emmanuel Macron, et leurs exigences se matérialisent dans le programme et, demain, dans la politique du président « centriste ». Les cocus de l’histoire seront, une fois n’est pas coutume, les syndicats de salariés, en premier lieu ceux qui défendent les conquêtes ouvrières arrachées de haute lutte, comme la Confédération générale du travail (CGT).

ParisotIl faut connaître son ennemi pour mieux le combattre. Or, depuis le dimanche 7 mai au soir, le pire ennemi des travailleurs est Emmanuel Macron. Ce dernier prévoit de gouverner aussi brutalement que l’a fait Manuel Valls en faisant passer, à coups de 49-3, la loi Macron et la loi Travail de Myriam El Khomri. Décryptons donc son programme, pour envisager son action à la tête de l’État et la réponse, sociale, qu’il faudra lui opposer dans les entreprises et dans les rues de notre pays.

L’effondrement de la Sécu et des services publics

Dans son programme disponible en ligne [1], M. Macron n’y va pas par quatre chemins. Sa toute première proposition est la promesse – faite aux patrons, qui veilleront à ce qu’elle soit tenue : « nous réduirons les cotisations payées par les salariés, les indépendants et par les fonctionnaires ». « Nous réduirons le coût du travail », clame aussitôt le texte, « en baissant les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du CICE, et jusqu’à 10 points au niveau du SMIC ». Dans son projet économique « efficace, juste et crédible » [2], Emmanuel Macron va plus loin : « un effort supplémentaire sera par ailleurs fait pour supprimer toute charge patronale au niveau du SMIC, ce qui permettra à une entreprise d’économiser, par rapport à [toutes les aides aux entreprises existant] aujourd’hui, plus de 700 euros par an pour un salarié au SMIC ». Enfin, comme l’avait fait Nicolas Sarkozy durant son quinquennat, l’équipe du nouveau Président entend élargir les allègements : « nous rétablirons les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ».

Donc, en vertu de la guerre contre le « coût du travail » menée depuis plusieurs années par la classe capitaliste – la seule qui achète la force de travail, aux employés qui la lui vendent – il faut s’attendre à une baisse drastique des salaires bruts. La différence entre le brut et le net, les cotisations que M. Macron entend diminuer largement, consiste en un salaire socialisé : les cotisations alimentent la Sécurité Sociale, qui protège les travailleurs et leur assure un revenu, quand ils sont malades, privés d’emploi ou trop vieux pour travailler. Les indemnités journalières en cas de maladie, les allocations chômage, les pensions des retraites vont donc en prendre un sacré coup avec la politique du Président « En Marche ». Plus qu’une mise à mal, c’est un effondrement de la Sécurité Sociale que M. Macron et ses équipes préparent pour les prochaines années, avec la porte ouverte à une gestion, non plus paritaire avec les salariés, mais directement de l’État pour mieux « restructurer » la Sécu, une vieille volonté du patronat. Sous prétexte de boucher un « trou de la Sécu » causé précisément par la lourde baisse des cotisations, réalisée gouvernement après gouvernement et que le Président élu veut poursuivre sans limites, certains de ses pans pourront être arrachés des mains des travailleurs, et d’autres sous-traités à des opérateurs privés. Une privatisation rampante pèse sur la Sécurité Sociale comme une épée de Damoclès, et elle pourrait bien être entamée au cours de ce nouveau quinquennat. Cela livrerait un marché juteux de plusieurs dizaines de milliards d’euros aux appétits des propriétaires des marchés privés.

La Sécurité Sociale n’est pas la seule dans le viseur d’Emmanuel Macron. Tous les services publics sont concernés, notamment par les grandes réformes fiscales. « Nous soutiendrons l’investissement privé » par d’énormes baisses d’impôts, lit-on dans le programme du Président et ses équipes. « Nous baisserons l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25% pour rejoindre la moyenne européenne ». Ce qui représente quelques centaines d’euros pour les plus petites entreprises, s’échelonnera à plusieurs dizaines de milliards d’euros pour les plus grandes multinationales présentes en France. Les bénéfices des grands groupes, n’étant plus imposés au tiers mais seulement au quart, continueront à alimenter massivement les actionnaires en dividendes et bonus divers.

MINOLTA DIGITAL CAMERACe n’est pas tout. « Nous créerons un prélèvement unique sur les revenus du capital, de l’ordre de 30% » affirme ensuite le projet d’ « En Marche ». Ce qui ne sera pas un grand changement pour la petite bourgeoisie, la classe des artisans, commerçants et professions libérales qui détiennent un petit capital, provoquera un changement énorme pour la grande bourgeoisie, celle des multi-millionnaires et des milliardaires. Jusqu’à présent, les revenus de leurs capitaux étaient imposés à 50% sur la dernière tranche – ce qui constituait déjà, quand M. Sarkozy l’a mis en place dès son accession à l’Élysée il y a dix ans, un cadeau fiscal de près de 50 milliards d’euros annuels. En passant les revenus du grand capital à seulement 30%, non seulement les plus riches pourraient se vautrer dans une opulence beaucoup moins limitée qu’aujourd’hui, mais les services publics souffriraient d’un gigantesque manque à gagner qui pourrait se chiffrer, au total, à plusieurs centaines de milliards d’euros.

Pour équilibrer la balance budgétaire, comme le promet M. Macron, une énorme baisse des dépenses publiques sera opérée pour compenser les cadeaux fiscaux faits aux grands patrons. Les centaines de milliards d’euros d’impôts en moins pour les sociétés et les ménages vivant de leur capital, représentent autant de crédits en moins pour nos services publics. L’éducation, la santé, l’enseignement supérieur et la recherche, la justice seront les premiers à souffrir de cette accélération criante de l’injustice fiscale. Dans un contexte de disette jamais vue jusqu’alors, deux choix se présenteront devant eux : soit réduire leur activité, alors que les services publics sont sollicités par une population française grandissante, soit tarifer leur activité, dans un système où les usagers deviennent des clients et le fonctionnement à l’activité devient un fonctionnement à la performance dans la recherche d’une rentabilité à court-terme. C’est, en parallèle, que le Président « En Marche » supprimera 125.000 postes de fonctionnaires durant son quinquennat, un chiffre qui pourra être revu à la hausse dans la soumission aux règles budgétaires européennes et la sacro-sainte lutte contre les déficits.

Le pourrissement organisé des administrations publiques ouvrira la voie à la libéralisation puis la privatisation, comme cela s’opère déjà dans les secteurs des transports et des télécommunications. Avec une « autonomie » financière des établissements accrue, chacun fera, étant privé de dotations budgétaires publiques, la chasse aux revenus privés, pourquoi pas en intégrant de la publicité dans les programmes scolaires, à l’instar du « modèle » anglo-saxon si cher à Emmanuel Macron. Le terme d’ « effondrement » n’est pas exagéré compte tenu de l’immense richesse qui sera transférée des caisses publiques vers les coffres privés d’une petite caste de fortunés, et ce seront les travailleurs qui en payeront le prix cher.

Les retraités et les privés d’emploi au pain sec

M. Macron est formidable : il promet d’ouvrir de nouveaux droits aux privés d’emploi, comme de ne pas toucher « à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions », tout en détaillant dans son programme des mesures encourageant l’exclusion de ces catégories sociales et la diminution de leurs allocations.

Ainsi, « nous ouvrirons les droits à l’assurance-chômage aux salariés qui démissionnent » promet le projet présidentiel, avant de préciser que « ce droit ne sera utilisable qu’une fois tous les cinq ans » et, surtout, qu’ « en contrepartie, l’insuffisance des efforts de recherche d’emploi ou le refus d’offres raisonnables entraîneront la suspension des allocations ». En gros, comme l’a dit M. Macron lui-même, « vous pourrez  »licencier votre employeur » tous les cinq ans » – le pauvre employeur, comment trouvera-t-il une main d’œuvre bon marché avec seulement six millions d’inscrits à Pôle Emploi ? – mais en échange, vous devrez accepter les deux premières offres d’emploi « raisonnables », quelles qu’en soient les contraintes et quelles que soient vos qualifications, sous peine d’être radié et de ne plus percevoir les allocations chômage. Les conseillers Pôle Emploi, dont certains suivent les dossiers de plusieurs centaines de demandeurs d’emploi à eux seuls, seront donc secondés de contrôleurs pour vérifier si « les efforts de recherche d’emploi » sont « suffisants ». Il s’agit de culpabiliser les plus faibles, dans une idéologie libérale où le chômeur est le premier responsable de son sort, comme si nous vivions dans une économie florissante qui n’aurait pas été méthodiquement démantelée industriellement par des décennies de délocalisation vers les enfers sociaux où les employés travaillent pour cinq, dix ou vingt fois moins cher qu’en France.

old-people-1555704_1280Dans le projet présidentiel, un très sobre « nous alourdirons les sanctions contre la fraude fiscale », sans davantage d’explication sur un problème évalué à près de 150 milliards d’euros annuels pour la fraude et l’évasion fiscales, laisse place à « la lutte contre la fraude aux prestations sociales sera amplifiée ». « Une faute grave entraînera désormais, en plus du remboursement, la suspension de la prestation » précise le programme, sachant que la fraude aux prestations plafonne à 2,5 milliards d’euros annuels. Bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), de l’Aide personnalisée au logement (APL), d’allocations chômages, d’allocations familiales ou d’une petite retraite, tenez-vous droit ! Vous serez surveillé dans vos moindres faits et gestes et si, par malheur – et souvent par un dysfonctionnement de l’administration elle-même – vous percevez davantage que votre dû, préparez-vous à rembourser votre prestation. Dans ce cas présent, ne soyez pas coupables d’avoir perçu deux cents euros de trop, ou vous serez poursuivis jusqu’au remboursement ; peanuts dans le budget de l’Etat, mais une somme astronomique pour qui vit des minimas sociaux. Parallèlement, le programme d’Emmanuel Macron ne souffle pas mot sur la fraude patronale, notamment le travail au noir, évaluée chaque année à 17,5 milliards d’euros – ce n’est, après tout, que sept fois plus que l’ensemble des fraudes estimées sur les prestations sociales.

« Nous mettrons fin aux injustices de notre système de retraite » promet également le projet d’ « En Marche », avec l’instauration d’ « un système universel avec des règles communes de calcul des pensions ». Et un « principe d’égalité : pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous ». Ce qui semble relever d’un bon sens paysan se transforme, quand on lit entre les lignes, en machine à partager l’injustice. La fin des régimes spéciaux, plus bénéfiques aux travailleurs que le régime général, se matérialisera concrètement par une harmonisation sociale vers le bas, c’est-à-dire l’allongement de la durée de cotisation dans une série de secteurs économiques jusque-là relativement protégés. C’est, sans le nommer précisément, le moyen de faire travailler plus longtemps des millions de salariés, y compris ceux qui exercent un métier reconnu pénible. Dehors les régimes spéciaux du personnel hospitalier et des cheminots, vous travaillerez désormais aussi longtemps qu’un cadre, et tant pis si votre espérance de vie est de plusieurs décennies inférieures à celui des catégories socio-professionnelles les plus aisées. C’est donc un combat de classe que M. Macron entend mettre en œuvre, pour exploiter davantage les travailleurs, au seul profit de la grande bourgeoisie milliardaire.

Nos salaires, le nerf de la guerre

Pour « améliorer le pouvoir d’achat », la seule proposition d’Emmanuel Macron est de « réduire les cotisations payées par les salariés, les indépendants et les fonctionnaires », avec pour exemple « près de 500 euros supplémentaires nets par an pour un salaire de 2.200 euros nets par mois ». Autrement exprimé, ceux qui gagnent 2.200 euros par mois auront donc une fabuleuse augmentation de leur salaire net de… 1,89% ! C’est une hausse encore moindre que le « coup de pouce » au SMIC de 2% mis en place par François Hollande et son ministre Michel Sapin au 1er juillet 2012. A titre de comparaison, « en baissant les cotisations sociales employeurs […] les employeurs économiseront 1.800 euros par an et par salarié au SMIC, 2.200 euros par an pour un salarié payé 3.000 euros bruts par mois ». En conséquence, la baisse des cotisations sociales – qui signifie déjà la baisse du salaire socialisé par la Sécu, nous l’avons vu plus haut – représentera, dans le cas d’un salarié gagnant 2.200 euros nets par mois, 500 euros de plus par an sur la feuille de paye, contre 2.000 euros de gains annuels pour l’employeur ! Pour un euro gagné par le salarié, le patron en gagne quatre. C’est la fameuse « justice » promise par M. Macron.

Mais la question des salaires ne s’arrête pas là. Pour la creuser, il faut aller un peu plus loin dans le programme d’ « En Marche ». « Nous redéfinirons le dialogue social » : « les principes fondamentaux (durée légale du temps de travail, égalité professionnelle, salaire minimum…) resteront dans la loi. Mais, par exemple, les horaires effectifs et l’organisation du travail seront négociés au plus près du terrain. Ils seront définis par accord majoritaire ou par référendum d’entreprise sur la base d’un accord » minoritaire. Il s’agit donc de « redéfinir » le dialogue social en commençant par prendre des mesures drastiques sur le travail dès l’été, contre les syndicats ouvriers, puis d’aider les patrons dans chaque entreprise à mettre en place un accord régressif qui pourra, désormais, déroger à la loi. C’est le principe de l’inversion de la hiérarchie des normes, mise en place dans la loi Travail de Manuel Valls et Myriam El Khomri, principe renforcé par la nouvelle « loi Travail » de cet été. Le passage du projet que nous citons dans ce paragraphe est lourd de sens : il rappelle la loi sur « la durée légale du temps de travail, […] le salaire minimum… » avant de donner un « exemple », celui d’une durée du temps de travail allongée dans l’entreprise au mépris de ladite loi. Ce qui est vrai pour la durée hebdomadaire du temps de travail pourra donc l’être, demain, pour le salaire minimum : les entreprises pourront payer leurs salariés en-dessous du SMIC, si les syndicats ou, à défaut, les employés l’acceptent – ce qui risque fort d’arriver avec le chantage au licenciement et la peur du chômage. L’explosion du SMIC est-elle pour demain ? C’est, en tout cas, loin d’être exclu par le Président Macron.

money-984262_1280Pour rendre plus concret la régression annoncée, prenons l’exemple d’un salarié au SMIC qui travaille à temps plein et gagne donc, aujourd’hui, 1.139,81 euros par mois. Mettons qu’il gagne du « pouvoir d’achat » grâce à M. Macron, avec la baisse du salaire brut pour augmenter le salaire net, dans la même proportion que le salarié à 2.200 euros net par mois – le seul et unique exemple présenté dans le programme d’ « En Marche » – soit 1,89%. De 13.677 euros par an, le salaire du Smicard passera à 13.936 euros, soit un gain de 256 euros. Imaginons, maintenant, que son entreprise souhaite être davantage « compétitive » et mette en place un accord pour allonger la durée du temps de travail hebdomadaire sans augmentation de salaire, exactement comme le permettent la loi El Khomri et la future « loi Travail » adoptée par M. Macron cet été. Le temps de travail passe de 35 à 40 heures par semaine. Mettons de côté les cinq semaines de congés payés ; sur les 47 semaines travaillées, le volume annuel de l’employé passe donc de 1.645 heures à 1.880 heures. Le calcul donne un résultat édifiant : le salaire du Smicard, au total de 12.596 euros sur les 47 semaines travaillées, passerait de 7,58 euros nets par heure, à seulement… 6,70 euros par heure ! L’allongement du temps de travail est donc, à la fois une arme contre les salariés qui peuvent y perdre une part conséquente de leurs revenus horaires, et à la fois une arme contre les chômeurs, puisque le patronat ne s’obligera nullement à recruter s’il peut exiger davantage de temps de travail avec une masse salariale inchangée.

Cet exemple se concrétisera dans des centaines d’entreprises dans un avenir proche, aux quatre coins de l’hexagone. C’est bien à une gigantesque baisse des salaires, et notamment des petits salaires, qu’œuvreront Emmanuel Macron, son équipe gouvernementale et sa majorité parlementaire. Avec eux, non seulement les moyens et grands patrons pourront exiger de leurs salariés de travailler plus longtemps au même tarif, mais en plus la porte est ouverte pour mettre en place des salaires minimum par entreprise ou par branche d’activité, moins élevés que le Salaire minimum interprofessionnel de croissance. Le tout livré dans un emballage marketing bien rôdé, au prétexte du progrès et de la modernité. Il n’y a, pourtant, aucune modernité dans le programme de M. Macron et dans ce qu’il compte faire cet été pour entamer son quinquennat, puisqu’il ne s’agira ni plus ni moins d’un retour d’un siècle dans le passé.

 

Si la soumission d’Emmanuel Macron aux intérêts de la classe capitaliste n’est plus à démontrer, la violence de sa politique anti-démocratique et anti-sociale est encore méconnue dans la tête de nos concitoyens. Les travailleurs de France ont tout intérêt à en prendre conscience au plus vite, pour préparer dès maintenant la résistance dans les entreprises et dans les rues. Seule la lutte consciente et organisée des travailleurs eux-mêmes peut désamorcer la bombe Macron avant qu’elle n’explose, dès la fin de l’année 2017, sur les lieux de travail avec une baisse drastique des salaires, couplée à l’effondrement du modèle social français issu de la Résistance. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a prévenu [3] : « En voulant gouverner par ordonnances, on limite le débat parlementaire. Il faudra qu’il fasse avec nous, ou plutôt contre nous. Ce sera un cas de conflit social. » Faisons en sorte que ce discours résonne pour que les travailleurs de notre pays se préparent à la bataille, décisive, qui s’engagera à la rentrée prochaine.

B.D.

Références

1 : https://storage.googleapis.com/en-marche-fr/COMMUNICATION/Programme-Emmanuel-Macron.pdf

2 : https://en-marche.fr/article/emmanuel-macron-notre-projet-economique-efficace-juste-et-credible

3 : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/05/05/martinez-souhaite-que-macron-fasse-le-score-le-plus-haut-possible_5123118_4854003.html

 

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8 commentaires

  • SCANGA André

    A la lecture de la Presse d’informations sur tous supports, également au vu des commentaires par voie électronique, je constate qu’il n’existe finalement pas de personnages politiques sur qui l’on peut compter à 100 % ! Ceci dit, sans privilégier ou exclure une couleur plutôt qu’une autre, cela va finalement décourager beaucoup de personnes à voter, si cela n’est déjà fait. Toutes et tous pourris, va-t-on argumenter avec raison dans les foyers français autant qu’étrangers ! Au plan local, départemental, régional et national, les conflits et rivalités font rage entre les différentes organisations politiques, ce qui est normal et très ordinaire. Mais sont plus stressantes, à mon avis, les féroces batailles de proche voisinage à l’intérieur même des formations. Pourtant sont dénoncées syndicalement et politiquement les nombreuses divisions, programmées ou non, au sein de la population. Ne pas se tromper d’adversaires, dit-on parmi nous. Ce conseil est de plus en plus ignoré, donc c’est à qui balancera la meilleure et la plus grosse citrouille pour occuper le plus large terrain médiatique, sans se préoccuper du destinataire et des conséquences qui en découlent – Union Syndicale CGT Retraités – Marseille Nord – Bouches du Rhône – France.

  • Claire

    Une petite précision: les charges sociales ou salaire différé ne sont pas imposables. Reversées en salaire net en lieu et place d’augmentation, elles seront imposées à l’impôt sur le revenu. Sur les 500 euros supplémentaires, on peut compter environ 75 € reversés aux caisses de l’Etat. Sur les 10 Milliards rendus en pouvoir d’achat aux français, 15% retournent directement dans les caisses de l’Etat. Je n’ai rien contre si ca ne sert pas à faire des cadeaux aux plus riches. Macron est très fort en maths. En philo ça doit être Machiavel.

    • Mandrin

      Maintenant on s’habitue à dire charge sociales à l’origine ça s’appellelait cotisation sociale le patronat a transformé l’expression.

      • SCANGA André

        Si les  » patrons  » font évoluer leurs expressions écrites et parlées, ainsi que leurs méthodes de gestion d’entreprise, les salarié(e)s peuvent en faire de même. La seule différence, c’est la direction prise de part et d’autres. Tout de même, il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, les ânes et les étalons !

    • SCANGA André

      Sous quelque Président ou gouvernement que se soit, le Peuple est toujours pris en otage, seule change la méthode employée.

  • Jim Newman

    Hello again! Il me semble que la France est en train d’entrer dans une période de nouveau féodalisme. Ce système a fonctionné plus ou moins bien au Moyen-Âge mais, est-ce qu’il est approprié pour notre temps?

    • SCANGA André

      Le féodalisme était une mauvaise chose au Moyen-Âge, c’est exact ! Dans les Temps-Modernes témoins de notre époque, soit le magnifique 21ème siècle, c’est la peste économique et le choléra politique, dont nous avons peine à trouver les remèdes adéquats. Patience, ils arrivent dans quelques siècles, nous avons encore de l’espoir d’un monde meilleur.

  • SCANGA André

    Excellent texte d’information au bénéfice bien compris de celles et ceux qui ne peuvent y accéder par d’autres canaux, ou qui n’ont pas le temps de creuser plus loin certains thèmes d’actualités. De même, il est intéressant d’avoir une large diversité de lectures et de connaissances afin de pouvoir répondre aux questions. Dans un débat, il est possible d’argumenter en ayant les outils nécessaires, tant en qualité de politique générale, d’environnement, de la vie en société, de géopolitique, d’industrie, de rapports associatifs, de ressources énergétiques ou autres. Dans le cadre purement syndical, nous ne sommes point dépourvu(e)s des clichés essentiels au décodage des prises de décisions juridiques, administratives, gouvernementales. A retenir tout de même que nous ne devons pas rester dans les seules études théoriques, les nombreuses données récoltées doivent servir par la suite aux actions de terrain. Dernier aspect à retenir, éviter si possible les divisions de corps et d’esprit dans et hors les organisations, certaines personnes n’attendant que cela afin que d’autres trébuchent avec des effets catastrophiques – UL CGT QN / Union Syndicale CGT Retraités – Marseille Nord – Bouches du Rhône – France;

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