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Comment briser l’argumentaire anti-grève en six exemples

Les grévistes prennent les gens en otage, pour leur intérêt égoïste qui conduit à la ruine de la France : tel est le concentré de l’argumentaire des opposants aux mobilisations sociales, qui s’éveillent au moment où la pénurie de gazole s’étend sur l’hexagone. Attaqués dans leur intérêt propre, alors qu’ils n’ont « rien demandé », les automobilistes crient au scandale alors même qu’ils sont une majorité à s’opposer à la loi travail, à l’origine des troubles. A leur argumentaire, préconçu par les médias dominants, nous devons opposer une analyse de fond capable de répondre aux interrogations et aux mécontentements.


Par Benoit Delrue. Lien court : http://wp.me/p6haRE-uQ
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Au travail, entre amis ou en famille, il peut être difficile d’assumer d’être gréviste et de soutenir le mouvement social, à l’heure où la mobilisation dans les raffineries et dépôts de gazole entraîne une pénurie d’essence qui affecte tous les automobilistes. Les mêmes phrases, prémâchées par les médias dominants, reviennent en boucle pour attaquer la légitimité des salariés en grève. Voici quelques éléments de réponse à apporter lors des discussions animées.

« Les grévistes prennent les gens en otage »

La formule, relativement récente dans l’Histoire contemporaine de la France, est diffusée par les médias de masse, à longueur de journée de grève, à destination de leurs lecteurs, auditeurs ou spectateurs qui la reprennent telle quelle. Il s’agit d’une expression « choc », pour marquer les esprits et représenter le mécontentement de ceux qui subissent les grèves, usagers de transports ou automobilistes sans essence. Utilisée de façon répétitive, elle entraîne davantage d’impatiences, voire de tensions, entre le public bloqué par les grèves et ceux qui mènent ces dernières.

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Six mois après les attentats de Paris, survenus le 13 novembre dernier, il est nécessaire de mettre en pièces une formule des plus injurieuses, autant pour les grévistes que pour les otages réels. Les désagréments subis par les grèves n’ont strictement rien à voir avec une situation de prise d’otage, où les victimes sont mises en joue par des tueurs professionnels et n’ont aucune possibilité de mouvement, au risque de perdre la vie. Ce n’est pas drôle d’attendre plusieurs heures son transport en commun ou de se retrouver sans gazole, avec le risque de ne pas pouvoir se rendre au travail et d’en être pénalisé – plus ou moins lourdement – par son employeur. Pour autant, cela ne justifie en aucun cas le trait d’égalité formulé par les médias dominants entre les victimes du terrorisme et les personnes contraintes par un mouvement social. Dans un pays qui a récemment été le théâtre d’actes meurtriers, organisés par des mouvances extrémistes, il est indigne qu’une telle expression demeure dans le langage journalistique à la mode ; elle doit atterrir dans les poubelles de l’Histoire pour cesser la confusion dangereuse qui lui est liée.

« Les grévistes sont minoritaires »

Ce qui est vrai à l’échelle de la France, s’avère faux à l’échelle des entreprises voire des branches économiques. Lorsque les salariés d’une entreprise initient un mouvement de grève, c’est lors d’une Assemblée Générale (AG) qui rassemble tous les employés, choisissant ensemble les suites du mouvements, que l’arrêt de travailler est décidé. La décision majoritaire est ensuite suivie par l’ensemble des salariés, y compris ceux qui ont refusé ce choix, de manière à bloquer entièrement et durablement la production. C’est le cas dans les raffineries et les dépôts de gazole, comme chez les dockers ou dans les usines industrielles.

Dans la fonction publique et le secteur tertiaire, moins habitué aux arrêts généraux de travail, les salariés choisissent individuellement de faire grève et il est vrai que les grévistes sont généralement minoritaires. Dans les secteurs-clés de la production nationale, cependant, qu’il s’agisse des raffineries de pétrole, des usines sidérurgiques ou du débarquement des marchandises depuis les bateaux, ce sont toujours des grèves majoritaires qui sont menées – et c’est bien pour cela qu’elles ont un impact majeur sur l’économie du pays.

« Les grévistes sont violents »

L’amalgame entre un travailleur en grève et participant à une manifestation, et le casseur, est spécifiquement entretenu par les médias dominants pour ajouter de la confusion à la lecture de l’actualité. Les casseurs sont une réalité du mouvement social ; pour autant, ils n’en sont en aucun cas l’émanation, car ils s’organisent en marge des cortèges de manifestants, dont ils se fichent des revendications et des mots d’ordre. Ceux qui les ont remarqués et étudiés savent qu’il s’agit, chez leurs meneurs, de jeunes hommes blancs issus d’un milieu relativement aisé, qui viennent « en découdre » avec les forces de police pour satisfaire leur envie égoïste de poussée d’adrénaline. En détruisant des vitrines de magasins, des voitures, ou en lançant des pierres, des bouteilles voire des cocktails Molotov sur les compagnies de CRS, les casseurs ne font qu’assouvir une pulsion égocentrique et ne représentent en rien le mouvement. Cette réalité, les médias dominants cherchent à la contredire en se concentrant, dans leur traitement journalistique des mouvements sociaux, sur les « incidents » commis lors des manifestations. Cela n’a rien d’étonnant : les médias de masse sont aux mains d’une dizaine de milliardaires, qui ont intérêt à ce que le public fasse l’amalgame entre manifestants et casseurs pour décrédibiliser l’ensemble du mouvement de grève.

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Cela étant, il serait insuffisant de nier toute violence de la part des grévistes. Certains d’entre eux, en particulier dans les entreprises qui cherchent à délocaliser leur production, en viennent parfois à séquestrer leurs cadres dirigeants – comme l’ont fait les 8 de Goodyear – ou à arracher la chemise d’un directeur des ressources humaines – comme cela s’est passé à Air France. Mais pour saisir ce qui anime cette violence, il faut impérativement contextualiser l’acte et le mettre en parallèle avec la violence, certes invisible mais autrement plus destructrice, du grand patronat qui n’a que faire du destin des milliers de familles qui se retrouveront sans emploi ni revenu après la délocalisation de l’unité de production. La violence ouvrière, non celle des casseurs mais des salariés en lutte, n’est qu’une petite réponse à la grande violence dont fait preuve la bourgeoisie financière, certes sans éclat de voix ni geste déplacé, lorsqu’elle voue au chômage et à la grande précarité des milliers de familles de travailleurs.

« Les grévistes sont égoïstes »

Il serait faux de nier cette évidence. C’est dans leur intérêt propre que des salariés se mettent en grève, pour éviter un plan social, une dégradation de leurs conditions de travail – comme les cheminots aujourd’hui – ou une loi scélérate comme la loi travail portée par Manuel Valls et Myriam El Khomri. Les grévistes n’ont pas intérêt à ce que ces reculs de leurs droits sociaux surviennent, et se battent donc pour empêcher le gouvernement ou la direction de l’entreprise de mener à bien ses décisions ravageuses pour le monde du travail.

Pour autant, il faut mesurer une donnée essentielle : ce n’est pas pour leur intérêt à court-terme que les grévistes se battent, mais pour leur intérêt à long-terme. Le premier est sévèrement mis à mal par la perte de revenu synonyme d’une journée de grève, et c’est bien pour le second que des mouvements sociaux ont lieu. Or, l’intérêt à long-terme des salariés mobilisés rejoint l’intérêt à long-terme de tous les salariés. Ce ne sont pas seulement leurs conquêtes sociales que les employés en grève défendent ; ce sont nos conquêtes sociales, qui permettent de ne pas se tuer au travail, d’avoir droit à des congés payés et à une sécurité sociale garantissant un minimum de confort aux malades et aux vieux. Autrement dit, leur intérêt à long-terme rejoint l’intérêt général de l’ensemble des salariés et des privés d’emploi. Cela n’apparaît pas clairement aux travailleurs pénalisés par les grèves, c’est pourtant une réalité incontestable. Par leurs mobilisations, les grévistes cherchent à sauver ce qu’il reste du droit du travail en France, dans l’intérêt de tous les salariés et notamment des jeunes générations qui risquent de connaître des conditions de travail plus difficiles que celles de leurs aînés. C’est pour le bien commun que des grèves ont lieu, non pas pour l’intérêt à court-terme – ni des usagers, ni des grévistes – mais pour l’intérêt à long-terme de tous.

« Les grévistes s’en prennent aux mauvaises personnes »

C’est une incompréhension profonde, et légitime au regard du faible niveau de conscience collective des travailleurs français, qui s’exprime lorsque des blocages économiques rendent plus difficiles le quotidien des usagers de transports ou des automobilistes. Les grèves s’en prendraient aux mauvaises personnes, à ceux qui n’ont « rien demandé », plutôt que de s’attaquer aux véritables fauteurs de troubles – généralement identifiés comme le pouvoir politique, en particulier le gouvernement qui fait passer des lois scélérates. Pourquoi, dès lors, ne pas chercher à s’en prendre aux ministères plutôt qu’au portefeuille du Français moyen ?

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Malheureusement, l’analyse rigoureuse de la réalité conduit à considérer que c’est en s’attaquant à l’économie du pays, en cherchant à la bloquer – par la pénurie de gazole, entre autres – que les grévistes se font le mieux entendre. Les ministères sont des bâtiments sécurisés dans lesquels il est impossible pour un cortège de manifestants de pénétrer ; il est toujours possible de manifester devant, comme le font régulièrement des manifestations sectorielles, mais il faut souligner que ce n’est pas ainsi que le gouvernement ou les directions concernées plient devant une mobilisation.

Le véritable pouvoir des salariés français réside, non pas dans la consommation – comme les médias dominants cherchent à le faire croire – mais dans la capacité de production. C’est en bloquant la création de richesses que les employés, par leur grève, brisent le petit quotidien d’un pays pour créer les conditions d’une grande victoire populaire. En s’attaquant à la distribution de gazole, les grévistes ne visent pas les travailleurs automobilistes, même si ces derniers en pâtissent, mais les capitalistes qui perdent un profit phénoménal chaque fois qu’un blocage a lieu. En s’attaquant ainsi à la classe dominante, les salariés en grève peuvent, à la condition d’être nombreux et organisés dans la durée, représenter une perte de profit tellement grande pour les propriétaires de capitaux que ces derniers pèseront le pour et le contre, jusqu’à renoncer aux plans sociaux ou à presser le gouvernement de retirer une loi anti-populaire. En s’attaquant à l’économie du pays, avec tous les effets indésirables que cela peut produire sur les travailleurs, les grévistes construisent les conditions de la victoire. Si le blocage économique continue de s’amplifier dans les prochains jours, comme le laissent entendre les déclarations des responsables syndicaux – avec la grève illimitée à la RATP dès le 2 juin, par exemple – le gouvernement sera mis face au mur et pourra décider, après même son adoption par le Parlement, de retirer la loi travail pour retrouver le chemin de la paix économique. Ainsi, c’est le pouvoir politique exécutif national qui plonge le pays dans un blocage dur, en refusant de revenir sur une loi pourtant décriée par une grande majorité de Français, et ce sera précisément ce blocage qui pourra le conduire à retirer cette loi.

« Les grévistes ruinent la France »

Là encore, nous avons un bel exemple de vocable directement asséné par les médias dominants, pour décrédibiliser voire criminaliser l’action syndicale, en particulier de la Confédération générale du Travail (CGT). Les syndicats seraient responsables de l’ « immobilisme » de la France, de son « manque de compétitivité », de son coût du travail « trop élevé ». Ils seraient la cause de la « ruine » du pays, et ce seraient même eux qui obligeraient les patrons à délocaliser pour trouver une main d’œuvre moins chère et moins combattante !

Cette formule permet un retournement de situation total dans l’éventail des responsabilités économiques en France. Le grand patronat, propriétaire des multinationales, aura toujours intérêt à augmenter ses profits en baissant le coût de production, et notamment celui du travail, en allant chercher la main d’œuvre la moins chère possible à l’échelle du globe. C’est la haute bourgeoisie financière qui est responsable des neuf millions de chômeurs et de précaires en France, car c’est elle qui délocalise depuis quarante ans la production industrielle vers l’Asie, le Maghreb et l’Europe de l’Est. C’est précisément elle qui ruine la France, en organisant une évasion fiscale de la part de ses individus et de ses entreprises, transférant une partie du chiffre d’affaires vers les paradis fiscaux, et en minimisant donc la valeur ajoutée réelle qui est produite en France – en travestissant le PIB à la baisse ! Les salariés qui se battent pour leurs droits ne font que réagir, et tout tenter, pour empêcher justement que cette ruine s’avère catastrophique.

CGT

En creux, la mobilisation des employés grévistes permet aussi de mesurer leur importance fondamentale dans la production nationale française : ce sont les salariés qui font tourner l’économie, et non les patrons ! En exerçant leur droit constitutionnel à la grève, les petites mains des grandes industries démontrent que ce sont bien les employés qui créent la richesse, et non la bourgeoisie qui « offre » de l’emploi. Le capital appartient bien à la classe dominante, qu’il s’agisse des terrains, des immeubles, des machines et des outils – mais cela représente, finalement, le travail passé qu’il a fallu pour les mettre en œuvre ; toutes les richesses de notre planète proviennent des efforts passés et actuels des travailleurs, et la classe capitaliste ne fait que s’en emparer pour dominer le monde.

Enfin, voir dans les grévistes des individus qui « ruinent la France » est un discours patronal qui va à l’encontre de toute l’Histoire contemporaine de notre pays. Ce sont des grèves de 1936 et de 1968, fondamentales car majoritaires dans la population, que nous sont parvenus les droits aux cinq semaines de congés payés, à la journée de travail de 8 heures en moyenne, les comités d’entreprises, les tickets restaurants, la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, le salaire minimum interprofessionnel relativement élevé – en comparaison avec d’autres pays voisins – et ce sont des conquêtes ouvrières qui profitent aujourd’hui à l’ensemble des salariés français. Personne ne renoncerait à son droit au repos et à la vie familiale, et il s’agit pourtant de revendications historiques de la classe ouvrière qui ont été acquises de haute lutte par la grève, face à un patronat qui s’est déchaîné pour maintenir le travail des enfants, des salaires de misère, des conditions de travail déplorables et non sécurisées. Tout l’enjeu de la mobilisation actuelle, comme des précédentes luttes des salariés, se situe ici : favoriser le progrès humain et social, en lieu et place de la grande dégradation annoncée de nos conditions de travail pour chercher à concurrencer, sur un marché planétaire, les mains d’œuvres des pays pauvres ou en voie de développement. Les grévistes ne ruinent pas la France, tout au contraire, ils cherchent à assurer pour tous les travailleurs et les jeunes générations un confort mérité, au regard des gigantesques richesses qui existent dans le monde, bien qu’accaparées aujourd’hui par la petite caste de la bourgeoisie milliardaire.

 

La fatigue et l’agacement d’une partie des travailleurs à l’encontre des grévistes est à considérer du point de vue de la faible conscience de classe des employés français. Cela étant, le blocage économique des salariés en lutte pour leurs droits, pour nos droits de travailleurs à tous, n’est qu’une réponse appropriée à la dégradation annoncée de nos conditions de travail, et matérialisée aujourd’hui dans la loi travail de Valls et El Khomri, qui représente un recul généralisé du progrès social pour le seul profit égoïste de la classe capitaliste. Nous devons défendre les grévistes contre les attaques de tous feux qu’ils subissent, car – contrairement à ce qui est seriné dans les médias dominants – ce sont eux qui créent la richesse et œuvrent au progrès social. Ce modeste contre-argumentaire pourra être enrichi par vos propres réflexions, pour mettre à bas le retournement de responsabilité que la propagande idéologique du patronat, du gouvernement et des journalistes aux ordres produit dans les consciences des travailleurs de France. Ceux qui bloquent notre quotidien et notre avenir, dans notre aspiration au progrès, ne sont pas les grévistes mais les décideurs économiques et politiques – et si mécontentement il doit y avoir, c’est vers eux qu’il doit être tourné.

B.D.

 

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36 commentaires

  • gaillard

    article très instructif et …courageux au regard des commentaires qu’il suscite

  • Dridi Mohsen

    Réponse à tous les septiques. Imaginons un instant et le plus simplement du monde ce que serait la situation aujourd’hui si … les travailleurs et les prolétaires de la fin du 19è / début du 20è siècle, nos aïeux quoi, qui avaient fait grèves et manifestations contre le travail des enfants, (et je ne prends que cet exemple) imaginons ce que serait la vie aujourd’hui. Peut-être même que nous ne serions pas là à en discuter pour la raison simple que nos « chibanis » et nos aïeux n’auraient peut être pas vécus assez longtemps et qu’ils seraient morts prématurément. Alors nos « septiques » d’aujourd’hui qui s’imaginent que « leurs » acquis d’aujourd’hui sont « simplement » le fruit du hasard ou une récompense divine devraient simplement méditer un peu cet petit rappel et cette mémoire.

    • Céline

      Tout le monde peut faire la grève, même les plus c***, même les fascistes. Et ils pourraient reprendre les mêmes arguments des mouvements sociaux du siècle dernier ou encore avant. Remontons au moyen âge si on veut. Les grèves d aujourd hui n ont rien a voir.

      • Erik Lamy

        Sauf que ce ne sont pas les fascistes qui ont obtenu des progrès sociaux. Pendant les grèves de 36, ils étaient trop occupés à promouvoir l’antisémitisme et la vague brune toute proche.

  • Louis

    Le terme de « prise d’otage » appartient à une rhétorique, c’est une expression qui pointe du doigt une réalité, seulement ici l’article s’intéresse au doigt plutôt qu’à ce que le doigt désigne.
    Dire que l’amalgame avec le terrorisme est fâcheux, surtout en ce moment, c’est du misérabilisme pour discréditer tous les utilisateurs de cette expression qui, pour la plupart, sont parfaitement conscients de la différence qui existe entre la situation actuelle et une réelle prise d’otage. C’est une figure de style, une métaphore hyperbolique pour appuyer le propos, qui est d’ailleurs retournée par les anti-loi-travail pour parler du gouvernement, seulement là personne ne réagit, pcq le gouvernement il est grand et costaud, il peut encaisser, et puis après tout c’est le méchant dans l’affaire.
    On assiste en ce moment à une simplification et une diabolisation permanentes et véritablement effarantes.
    Mais par-delà l’expression volontairement et sciemment violente (encore une fois, le but de la rhétorique c’est de marquer, n’est-ce pas ce que font les manifestants avec leurs pancartes ? Par ailleurs, on pourrait s’arrêter sur certains slogans lors des manifestations, qui sont autre chose que des expressions violentes mais bel et bien parfois des APPELS à la violence, la nuance est grande), par-delà cette expression donc, il y a une réalité : le gouvernement n’étant pas directement impacté par ces grèves et blocages, il s’agit ici de faire en sorte que le citoyen silencieux – qu’il soit contre la loi-travail mais non-manifestant, qu’il soit en faveur de cette loi, qu’il soit dubitatif mais souhaite laisser une chance au gouvernement, ou bien qu’il n’en ait rien à faire – il s’agit de faire en sorte que ce citoyen se mette à crier, peu importe contre qui contre quoi, le tout c’est qu’il crie, le tout c’est qu’il y ait du bruit, pour « faire plier » le gouvernement face à ce déchirement. L’expression est dans le texte. Est-ce ici juste de la rhétorique ou est-ce une véritable intention ? Personne ne semble y prêter attention, puisque la révolution semble avoir le monopole de la violence (il est question ici de violence verbale) et c’est inadmissible lorsque la « contre-révolution » l’utilise (quitte à rester dans la simplification et le manichéisme le plus total).

  • Raksha

    Simplement merci pour cet article.

  • Chouquet's

    « Lorsque les salariés d’une entreprise initient un mouvement de grève, c’est lors d’une Assemblée Générale (AG) qui rassemble tous les employés, choisissant ensemble les suites du mouvements, que l’arrêt de travailler est décidé. La décision majoritaire est ensuite suivie par l’ensemble des salariés, y compris ceux qui ont refusé ce choix, de manière à bloquer entièrement et durablement la production. C’est le cas dans les raffineries et les dépôts de gazole, comme chez les dockers ou dans les usines industrielles. » FAUX !!!!!!
    Je travaille dans une Raffinerie (Gonfreville), il n’y a pas eu d’AG, de simples prises de parole devant une petite centaine de salariés (nous sommes environ 1200…) avec « vote » à main levée,la décision n’est pas ensuite suivie par l’ensemble, elle est SUBIE par l’ensemble. Quant aux « usines industrielles » (le terme est pour le moins savoureux), c’est quoi ? Soyons sérieux, vérifiez vos sources.

    • Solidaires

      J’organise des AG ailleurs … Je confirme, bien tristement, dans le texte « qui rassemble tous les salariés » est un raccourci. Probablement l’auteur a préféré ne pas polémiquer ou stigmatiser les non-participant aux AG.
      La plupart des « grosses » entreprises ont des droit d’information syndicales (les AG …): https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=A046AD04719543CDF4A2527F18C128F5.tpdila22v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006177942&cidTexte=LEGITEXT000006072050&dateTexte=20160610

      Quand on organise, on ne peut que déplorer que tous les salariés que l’on est venu informer et consulter n’ai pas voulu, su ou pu user de leur droit. S’il n’a pas pu, il faut le dire et chercher solution, s’il n’a pas su la faute à la communication de l’organisateur, s’il n’a pas voulu, on ne peut pas faire grand chose, on résume à qq possibilités, défiance envers l’organisateur (quand bien même il est élu, en général … ), peur de déplaire au patron, peur de déplaire aux collègues, ou indifférent à sa propre condition … Bref, on se fait une raison, et il ne reste plus qu’à persévérer, convaincre, et faire le job … crise du syndicalisme face à l’individualisme galopant.

  • nick

    Ben voyons! la CGT est simplement une caste de parasites qui ont malheureusement encore le pouvoir de bloquer la France.

    Pour avoir connu un plan de licenciement, je vous assure que des salariés, les representants CGT n’en ont rien à faire. Ils défendent simplement leur existence de profiteurs. Si c’était différent, il y aurait peut etre plus de 2% de syndiqués en France.

    Et par exemple, vous approuvez le blocage des journaux aujourd’hui ?

    Je vous rappelle que l’un des directeurs de la CGT s’est fait condamner par son chauffeur pour violation du code du travail (source canard enchainé). Des mafieux !!

    Si vous voulez voir un exemple qui marche : Allemagne + IG metal.

    J’espere simplement que c’est leur derniere « action » avant disparition. Et comme les dinosaures, on les regrettera pas.

  • Céline

    Mouais… On a aussi le droit de VRAIMENT penser que ce texte de loi n est pas si mal. Qu il est toujours mieux d avancer de travers quitte à faire des détours et de corriger la trajectoire ensuite plutôt que de freiner des quatre fers tout le temps. Le progrès c est essayé d avancer. L immobilisme et la peur du changement sont des gangrènes que les syndicalistes entretiennent. Vous pouvez attendre de mettre 60 millions de gens d accord pour le texte parfait….mais sans moi. C est en faisant des erreurs qu on apprend!!

    • Trichard

      Oui enfin y’a pas que la loi du travail qui « dérange » cela fais plus de 20 ans que le gouvernement tente des lois, font des erreurs et profite du système il serait peut être temps d’évoluer dans le bon sens en recommençant à zéro et en prenant exemple sur ce qui se passe dans d’autres pays… Au bout d’un moment je sait pas ce qui vous passe par la tête… La France à le potentiel d’être un pays axer un peu plus sur l’environnement, l’économie, la compétitivité mondiale… Donc que la cgt pense qu’à elle sans dans leurs démarche sans doute mais si cela permet de virer tout le gouvernement français et reprendre à zéro je suis pour !
      Il est temps de penser à l’avenir…

      • Céline

        « Au bout d’un moment je sait pas ce qui vous passe par la tête… » je me dis exactement la même chose…
        Ce que vous semblez oublier c’est que ceux qui dirigent la France ont été élus et ont donc obtenus la majorité des voix, alors que la cgt et autres n’ont aucune légitimité pour représenter l’ensemble des français, vouloir virer un gouvernement élu démocratiquement en faisant pression c’est tout sauf démocratique.
        Je ne suis pas ravie de la présidence et du gouvernement actuel mais je fais avec car il a été élu démocratiquement pour 5 ans.
        Si vous voulez faire évoluer les choses, faites le de manière démocratique.
        Je ne peux accorder AUCUN soutien, quelque soit le fond à des gens qui ne suivent pas des voix démocratiques (je l’ai assez répété? ). Ils peuvent me proposer ce qu’ils veulent, c’est non, la loi du plus fort, de celui qui crie le plus fort, c’est NON!

        • Loransea

          Elus ? le président mais ni Valls ni El Khomri, et pas par la majorité des français, jsute par la majorité des votes valables, cela ne fait pas beaucoup ! En suite, le 49.3 est une procédure anti-démocratique, le parlement n’a pas été consulté sur le texte. Rien qu’à cause de cela, le texte doit être retiré et l’article 49.3 rayé de la constitution.
          Enfin, vous parlez d’avancer : ben voyons, j’embauche vos enfants pour des journées de 12h à 1€/jour vous d’accord bien sûr hein ? Il faut avancer non ? Vous semblez confondre régression et progrès …
          La France devrait-elle devenir le paradis chinois (zero syndicat, pollution maxi, pas d’Etat de droit) pour être compétitive ?
          Pour progresser, il y a un chemin http://www.le-message.org qui est celui d’une démocratie authentique pas une aristocratie camouflée derrière des élections.

        • Jicé

          Formidable votre commentaire. Alors selon vous il faut s’agenouiller devant la DÉMOCRATIE que vous résumez si bien en « vote et tais toi ». Je vous invite à aller sur lavraiedemocratiepointfr.
          Par ailleurs vous êtes contre la loi des plus forts que vous confondez avec les plus criards. Non, comme le dit Warren Buffet, les plus forts et depuis longtemps ce sont bien les classes dominantes. Les patrons si vous préférez, les véritables auteurs de cette loi travail : le médef.

        • Gérard297

          @ Céline.

          Vous appelez ça de la démocratie vous? Je vais vous dire ce qui serait vraiment démocratique : si un gouvernement veut faire un changement de cap au cours de son mandat comme avec cette loi qui n’avait JAMAIS figuré dans le programme de Hollande en 2012, il devrait le faire UNIQUEMENT par la voie des urnes. Finalement, de Gaulle, dont Mitterrand dénonçait le coup d’État permanent, était infiniment plus démocrate, car sur chaque grande décision, (l’Algérie, l’élection du Président au suffrage universel…), il consultait les Français directement par la voie du référendum.

          Je suis comme de nombreux électeurs : je n’ai pas voté en 2012 pour donner carte blanche à ce pouvoir pendant 5 ans, pas plus d’ailleurs qu’à ceux qui l’ont précédé ou le suivront. Si on y ajoute la méthode à la hussarde de présentation de ce texte de régression sociale, plus le 49.3, faut pas s’étonner qu’on en arrive à des grèves et des blocages. Le seul responsable de cette situation est ce gouvernement de droite qui n’assume même pas son virage idéologique.

    • Daniel

      Non. On a le droit de penser « qu’il est toujours mieux d’avancer de travers quitte à faire des détours et de corriger la trajectoire ensuite plutôt que de freiner des quatre fers tout le temps », ça oui. Mais quelle étrange contorsion de l’esprit que celle qui consiste à parler d’avancer à propos d’un recul social radical ! Cette loi est une agression contre l’ensemble des salariés, et la considérer comme une avancée est une inversion de la réalité. À moins d’en juger du point de vue de ceux qui ne rêvent que de réduire en esclavage le reste de la population, auquel cas, en effet, il s’agit incontestablement d’une avancée considérable dans cette direction.
      Même remarque en ce qui concerne la très originale saillie à propos de « l’immobilisme syndical ». Tout ce a quoi ce sont opposés au cours des dernières décennies les syndicats « remuants » (CGT, Sud, etc) était des reculs. Il faut avoir perdu tout sens commun, toute espèce, même, d’instinct de conservation pour ne pas s’opposer vigoureusement à toutes les réformes quand toutes les réformes, précisément, ne visent d’une façon ou d’une autre qu’un seul objectif : faire travailler les gens davantage en les payant moins cher, sans limite prévisible ou même supposable.

      • Céline

        Vous estimez que c est un recul ce n est pas du tout mon avis et je partage cet avis avec une grande partie des français (la majorité). Autour de moi, je dirais 85% des gens ne partagent pas votre avis et je ne suis pas d un milieu social particulier, des chômeurs, étudiants, smicards, cadres et cadres sup. De là a generaliser a la population française il y a un pas que je ne franchirai pas mais …

        • GérarddeNerval

          Oh que si il s’agit d’un recul social sans précédent organisé par Valls-droite et sa clique au service des banksters et du grand capital. Ces crapules, depuis la malheureuse disparition du bloc de l’Est ne veulent qu’une chose, ramener le salariat au Moyen-Âge social. Quand dans chaque entreprise il y aura un droit du travail différent : dans une il faudra faire par exemple 40 h pour un SMIC et dans la voisine 45 h voire plus pour exactement la même paye, les gens verront très bien ce qu’ils ont perdu. L’objectif non avoué est de baisser de force le coût du travail dans ce pays, au nom d’un libre échange toujours plus débridé, ramenant les travailleurs des pays riches vers la misère.

          Dans les autres paradis libéraux, les gens sont tellement heureux qu’ils soutiennent des partis de plus en plus extrêmes, tant en Europe qu’aux USA où ce pitoyable guignol de Trump pourrait bien être leur prochain président. Vous savez quoi ? Je soupçonne fortement le type de politique qu’on cherche à nous faire avaler de force d’en être responsable.

        • Gerald

          Céline, on t’a reconnu, tu fais partie de la grande marche, il n’y a que la ou on peut trouver 85% des gens autour de soi qui sont favorables à cette loi, les sondages sont la pour rappeler que la grande majorité de nos compatriotes la rejettent !

  • Emmanuel

    L’argumentaire consistant à se concentrer sur le terme « prise d’otage » est d’une effarante mauvaise foi.
    C’est une expression courante qui n’est absolument pas liée au terrorisme.

    Il y a sans doute de bons arguments à répondre à cela mais cette bataille sur le vocabulaire est d’une stupidité sans nom (d’ailleurs devrions nous aussi « jeter aux poubelles de l’histoire » les « CRS SS » par respect des victimes du nazisme ? )

  • banlay

    Comment pouvez vous publier un tel article. Dès le premier point il y a une faute profonde quant-à la véracité des propos ! Une prise d’otage peut être traduit par une privation des libertés et, excusez moi si vous avez les yeux fermés, mais empêcher les gens de se déplacer, empêcher les gens de travailler, empêcher les gens de faire ce qu’ils veulent c’est les priver de leur liberté !
    Nous pouvons donc qualifier cela de prise d’otage. Pourquoi faire de la récupération d’événements tragiques pour justifier un mouvement de grève qui ne peut en aucun cas y être comparé ? Cela est vraiment lamentable… vous qui vous vous plaignez si souvent des récupération politiciennes…

    Et comment nier que les grève engendre une diminution du PIB et donc, oui, appauvrissent la France ? Non, soyons exact, cela ne l’appauvrie pas mais cela lui empêche de créer de la richesse ! Enfin, soyons un peu précis !

    Pour tout vous dire j’ai eu beaucoup de mal à lire jusqu’à la fin tellement les arguments m’ont interpellé par leur vacuité !

    • Trichard

      L’article est sans aucun doute et pour vous de votre avis sur ce qui se passe actuellement certes, mais quand un gouvernement enlève peu à peu la liberté que nous en tant que citoyens, travailleurs, artisans…depuis plus de 20 ans ! Cela n’a pas l’air de vous préoccuper et au contraire le fait que la cgt entre autre et d’autre rassemblement, groupe, événement…tente de bouger tout sa au dépend de faire perdre de l’argent au pays, enfin plutôt ne pas créer de la richesse comme vous dite, et bien malheureusement oui faut bien que sa arrive pour bouger les choses, j’ai l’impression que chacun ici pense qu’à soit et que le moindre problème qui se passe actuellement ne vous gêne pas à partir du moment que cela ne vous touche pas directement… C’est triste.
      Certes on peux tenter de faire bouger les choses autrement, comme manifester pacifiquement (exemple nuit debout), mais pour le moment rien ne bouge et sa commence à faire long donc il faut parfois passer par de plus gros moyens pour ce faire entendre ou pour bouger le pays !

  • S

    Oui le pathos… c’est comme la violence, rien de bien constructif. L’article est intéressant car il donne un point de vue représentatif des discours qui ne passent pas à la télé. Peut-être parce qu’on est un peu trop loin des réflexions sur notre façon de travailler faute de temps quand on « travaille ».
    Par contre un bémol sur le fond de l’article en lui même, le lire une fois pour comprendre c’est bien, mais trop en parler donnerait vie au discours issus directement des communiqués de presses et autres interventions publiques du gouvernement.
    En fait ce qui compte et c’est un des points où se dirige l’article, c’est la vie des gens sur le terrain et ce qu’ils décident d’en faire, leur souveraineté. Et ça, il n’y a aucun parti ou syndicat, organisation qui devrait s’en emparer, surtout maintenant à l’heure des réseaux sociaux !
    Quand la presse s’empare d’un nom pour nommer une tête de turc comme la CGT, c’est bien plus facile de casser du sucre sur son dos. Ils connaissent déjà le discours des porte paroles des militants.
    Les bruits de fonds sans étiquette, les compositions hétérogènes de gens, ça ne s’attaque pas.

  • vivec

    bonjour, je ne peux pas « liker » cet article à cause du point N°2 sur les « casseurs »:
    « Ceux qui les ont remarqués et étudiés savent qu’il s’agit, chez leurs meneurs, de jeunes hommes blancs issus d’un milieu relativement aisé, qui viennent « en découdre » avec les forces de police pour satisfaire leur envie égoïste de poussée d’adrénaline. (…) égocentrique. »

    ► Alors, non , pas du tout d’accord.
    Moi je ne les ai pas étudié, je vais avec elles/eux, et il n’y pas que des hommes, pas que des blancs, et pas que des « aisés » ( je suis pour ma part au RSA ) – loin de là – et surtout, parmi elles/eux, beaucoup de jeunes idéalistes qui trouvent la situation économique inégalitaire et politique autoritaire du pays absolument intenable !

    Et c’est souvent vrai aussi bien pour eux/elles-même que pour les autres précaires, travailleurs-ses, ou encore pour des réfugié(e)s à qui on refuse le refuge malgré nos privilèges de blanc(he)s — justement.
    Rien à voire avec le portrait dressé ici de façon malhonnête et condescendante qui ressemble au portrait dréssé par les médias mainstream à la solde des milliardaires.

    Donc, ils/elles s’en prennent – certes avec violence – aux symboles de cet ultra-capitalisme qui les privent de dignité, de bonheur et d’espoir… Et je trouve insupportable qu’on cherche – dans cet article – à salir celleux qui, en première ligne, prennent tous les risques depuis le tout début du mouvement pour faire entendre l’ampleur de cette révolte qui couve depuis trop longtemps:
    Sous prétexte que eux/elles n’occupent aucune place stratégique dans l’économie, leur démarche illégale de casser des distributeurs de billets ou de vitrines de banques et autres boutiques de luxe serait moins légitime que la démarche illégale de certain(e)s syndicalistes de brûler des pneus sur la chaussée ?

    Une partie, au moins, de ces mêmes « casseurs » sont aussi à la rescousse des syndicats dans les blocages, et ils ne le font pas juste pour de l’adrénaline, mais bien parce qu’ils y voient le moyen de faire passer un message, de désespérance, de solidarité et de rage, autour d’elles/eux.

    Regardez bien sur cette vidéo :
    https://www.facebook.com/ogerster/videos/10209439116157157/?hc_location=ufi

    Vous croyez qu’il n’y a que des ouvrier(e)s ?
    Que les black-blocks qui les ont rejoint sont là uniquement « pour en découdre », et pas venu(e)s avec une certain élan de solidarité ? Au lieu de cracher sur elles/eux, prenez-vous en à ces élu(e)s qui prétendent changer le monde et le salissent toujours un peu plus avec leurs ami(e)s PDG de l’industrie dans des multinationales… !!!
    Mettez un peu en cause ce système qui fait qu’un travailleur manuel qui se bousille la santé ne gagne même pas en une vie ce qu’un autre, escroc notoire et œuvrant pourtant dans la plus grande des impunités, gagne, lui en une année, un mois, une semaine, … Une minute.

    Merci de cesser d’avoir le « voyou » facile, en regardant de jeunes révolté(e)s contre le monde injuste que vous avez laissé bâtir, de jeunes « rien » promis(e)s à devenir… Des « toujours riens »… Et tout ça pendant que, hors menaces de votre propre porte-feuille, vous vous laissez diriger sans broncher par des criminels conte l’humanité !

    … On dirait une partie d’échec dans laquelle vous ( les syndicalistes les moins solidaires du mouvement social, tout comme les citoyen(ne)s prompts à condamner les plus révolté(e)s d’entre NOUS dont ils/elles ne partagent pas du tout la misère ) sacrifiez les pions : En faisant ça, vous ne valez pas mieux que les salauds contre lesquel(le)s vous prétendez lutter.

  • Jo

    Pourquoi ne pas ouvrir les autoroutes aussi ? A une époque, ça se faisait… Je pense que Vinci se plaindrait rapidement au gouvernement si c’était le cas..

  • pascalive

    les grévistes enrichissent au moins Total, avec la hausse des prix de vente, la hausse de la demande et la baisse du coût de main d oeuvre, si les grévistes ne sont effectivement pas payés, plus d’autres économies marginales indirectes;
    le courou du PDG n’est que de façade, n’importe qui connait un peu l’économie reve d’un modèle où les clients achètent plus, plus cher, et les couts de production baissent en meme temps;
    certes, ce n’est pas durable, mais c’est toujours bon à prendre; pour vivre riche, vivons cachés

    • Chouquet's

      Les grévistes enrichissent TOTAL !!!! Ben voyons ! Sachez que lorsqu’un gérant de station (TOTAL ou toute autre) augmente ses tarifs, c’est pour…..sa pomme ! Renseignez vous avant de dire ce dont vous n’êtes pas certain. Je n’ai fait grève que le temps d’aller défiler, je n’ai pas participé (comme beaucoup de mes collègues..et oui.) à l’arrêt de la raffinerie dans laquelle je travaille (Gonfreville) et je e serais pas payé pour les jours où j’ai été bloqué. Encore une fois, renseignez vous autrement qu’avec les infos de nos « bons » médias.

  • JLDe

    Argumentaire très complet et bien construit, mais malheureusement inutilisable.
    Car lors qu’on y regarde bien, pour une phrase assassine de 5 mots, on devrait répondre un chapitre de 10 lignes au moins.
    Ce qu’il faut c’est condenser chaque argument en un phrase choc de 5 mots aussi pour pouvoir répondre « du tac au tac ».

    Si c’est impossible à faire alors on est foutu, car jamais on ne pourra placer une réplique aussi longue… personne n’écoutera !

  • de CROP Christian & Elisabteh

    bravo, super contribution didactique et argumentaire.
    Ils veulent (comme d’habitude diviser les gens.
    ILS ONT PEUR !

  • Antoine

    Le paragraphe sur les casseurs est totalement faux. L’auteur de l’article a déjà essayé d’étudier ce type de manifestant ? J’ai plutôt l’impression qu’il a mouler sa conclusion sur une pseudo étude sociologique sans faire un réel travail journalistique. Allez donc parler à ces jeunes qui sont dans le cortège et non en marge comme vous le dites. Les « casseurs » ont pour une majorité des réels revendications politiques, mais ils l’expriment d’une façon différente. Ce qu’on appelle des casseurs ici, seront des révolutionnaires dans un autre temps ou un autre lieu, la voici la manipulation médiatique.

  • lecteurpantois

    Vous fustigez l’utilisation du terme prises d’otages, la comparant aux attentats du 13/11. Mais on peut etre otage sans etre la proie d’un tueur. Je suis resté bloqué dans un TGV en raison d’un conducteur en grêve, j’étais pris en otage. Récemment le DRH d’Air France a été pris en otage par des syndicalistes. Ici on notera qu’un otage peut etre retenu contre sa volonté sans etre dans la situation dramatique que vous évoqué.
    De plus, les impacts de ces blocages ne sont pas simplement le risque de ne pas pouvoir se rendre au travail et d’en être pénalisé – plus ou moins lourdement – par son employeur. Qui pense aux parents devant aller chercher leur enfants à l’école ? Aux déplacements familiaux, sportifs de francais qui pourraient etre lourdement impactés par un examen manqué alors qu’on le prépare depuis 6 mois, ect….

    Vous caricaturez tout autant que ceux que vous souhaitez contrer en minimisant les impacts pour les français bloqués. On est bien dans une bataille médiatique.

  • Denis

    Vous oubliez un point : quelle représentativité/ légitimité ont ces syndicats ?
    Dans l’entreprise ou je travaille : aucune.
    Pire, ils sont même allés à l’encontre de la volonté des salariés lors d’un PSE, pour mener un combat dogmatique contre le patronat qui a tout bouclé et nuit à tout le monde.

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