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Football : du sport populaire au foot-business

Le football est le sport rassemblant le plus de passionnés à travers le monde, que ce soit par sa pratique ou par le visionnage de matchs grâce aux médias ou au supporterisme. Passion commune liant des millions d’individus, de toutes classes sociales, il est un vecteur de socialisation comme un facteur de division entre les individus, voire les peuples. Si sa pratique est partagée par des millions de personnes des classes populaires, le football semble de plus en plus développer une schizophrénie entre sa large base populaire et une élite, dirigeante et pratiquante, déconnectée de sa base et transformant une pratique collective réunissant les individus en une industrie du spectacle où la voix populaire n’aurait plus cours. Penchons-nous sur cette transformation qui menace ce sport apprécié de tant de personnes et rassemblant au-delà des convictions politiques et religieuses. Contribution


Par Dylan Lecocq (contribution).
2 900 mots environ. Temps de lecture estimé : 15 minutes. HorlA2


Une brève histoire originelle du football :
un sport nouveau dans une nouvelle ère

Pour comprendre un peu le phénomène actuel de la schizophrénie du football, il est intéressant de se pencher sur son histoire. Si les origines du football sont difficiles à définir, les jeux de balle(s) proche du jeu que nous connaissons existant depuis l’Antiquité, sa naissance se trouve dans les quartiers populaires de l’Angleterre, et ce dès le XVème.. Ses racines populaires sont visibles jusque dans son appellation par les Anglais, folk football, le « football du peuple ». Toutefois, on peut déjà observer ce qui deviendra une norme pour ce sport : la réglementation est structurée par les élites sociales. En 1848, c’est à Cambridge, université reconnue pour son élitisme. Les public schools (groupe d’écoles indépendantes réservée à la classe bourgeoise) et les universités connaissaient une pratique du football dont les règles variaient d’un établissement à l’autre. Les Cambridge Rules1 furent le premier essai d’unification des règles.

Toutefois, le football finit par sortir des écoles huppées pour émerger dans les villes industrielles de l’Angleterre, en pleine Révolution Industrielle. Le premier club non-scolaire est le Sheffield FC2, en 1857, dans la ville éponyme du nord de l’Angleterre, qui connaît une croissance rapide avec l’industrialisation de cette région. 1863 marque la création de la première fédération de football, la Football Association3, qui montre une division géographique de l’Angleterre : le nord industriel approuve largement cette fédération, alors que le Sud, plus bourgeois, préfère rester éloigné. De plus, la division se fait autour de la question « jeu à la main » contre « jeu au pied », créant la division de la forme ancienne du football entre le football tel qu’on le connaît, plutôt défendu par les clubs du Nord, et le rugby, qui se structurera quelques années plus tard. D’aucun pourrait voir dans cette division un certain rapport de classe, entre un nord industrieux qui travaille de ses mains et préfère s’amuser avec ses pieds et un sud plus bourgeois qui n’a pas à user ses mains dans le travail ouvrier. Cette division Nord/Sud se posera aussi avec la professionnalisation du football, qui s’amorce en 18854. Le clivage social reste une des raisons de cette division : le Sud perçoit le sport comme le privilège d’une élite sociale, et refuse une professionnalisation qui revient selon eux à payer des gens pour se divertir. Le football professionnel se lie très tôt au capitalisme industriel, les dirigeants d’industries n’hésitant pas à investir pour doter leurs équipes5.

La diffusion du football est d’essence populaire, et s’agrège à l’accélération des échanges transcontinentaux, qui eux sont issus de l’esprit du capitalisme. Les ouvriers voyageant de par le monde sur les lignes commerciales maritimes sont les principaux transmetteurs de la pratique footballistique hors de l’île britannique, qui a entre temps vu éclore des fédérations pour ses autres pays. Les clubs se créent sous l’impulsion de groupes de travailleurs, notamment les dockers, en première ligne dans cette diffusion à grande échelle du football, notamment en Europe et en Amérique du Sud. Par exemple, le club argentins de River Plate tient ses origines des dockers dont les containers destinés à l’Angleterre indiquaient la mention « River Plate », traduction anglaise de Rio de la Plata, le fleuve débouchant à Buenos Aires, alors que le club du Rosario Central, toujours en Argentine, est issu des travailleurs du chemin de fer6. Le football reste aussi un sujet de division sociale hors de l’Angleterre : en Afrique du Sud (un des rares pays du Commonwealth à avoir connu un développement du football), le football est un facteur de division raciale entre population noire des townships et les tenants blancs de l’apartheid7, plus favorables au rugby. Il sera à noter que le football servira d’outil de dénonciation de l’apartheid durant les années 708. La prégnance culturel des anglais sur le football s’inscrit notamment dans les appellations des clubs, l’exemple des Corinthians est assez éloquent, et en France, nous avons le Havre Athletic Club, club doyen de France, est issu aussi des dockers anglais débarquant au Havre.

Du sport populaire au sport business

Le football s’est mondialisé, développé sur les cinq continents et se veut accessible au plus grand nombre par la simplicité de sa pratique, moins coûteuse que les autres sports. Des millions de personnes, de tous les âges, y jouent. Toutefois, le gouffre entre pratique populaire et sport professionnel n’a cessé de se creuser, amenant à une progressive schizophrénie entre ces deux pôles du football. De plus, le fossé s’est creusé entre une Europe toute puissante et le reste du monde (avec les exceptions notables du Brésil et de l’Argentine), réminiscence de l’ancienne puissance coloniale du continent européen, avec les mêmes pratiques de pillage des richesses du reste du monde pour le profit des clubs européens. Cela est notamment visiblement à travers les fédérations continentales du football, où l’UEFA, la fédération européenne, est presque aussi puissante que la fédération mondiale, la FIFA, dont nous parlerons plus tard.

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L’un des premiers maillons de la libéralisation économique du football date de 1995, avec l’arrêt Bosman9. Celui-ci, promulgué par la Cour de justice des Communautés européennes, décrète l’illégalité de « quotas communautaires », qui limitaient la présence de joueurs étrangers dans les équipes et était un régulateur pour les transferts, et favorisait la formation des jeunes joueurs. La dérégulation des prix des transferts monte très vite à des sommets comme le transfert de Zidane au Real Madrid pour l’équivalent de 75 millions d’€, ou plus récemment le plus gros transfert de l’histoire du football10 atteint en 2009 avec le transfert, toujours vers le Real Madrid, de Cristiano Ronaldo pour 94 millions d’€. La puissance économique des clubs a explosé avec cet arrêt, permettant la concentration des capitaux et des forces de travail que sont les footballeurs entre les mains d’une minorité de clubs, à l’instar de la concentration du capital dans les mains d’une minorité d’actionnaires. Depuis quelques années, le fantasme d’une ligue de football privée, regroupant les clubs les plus riches d’Europe, fermée aux clubs moins fortunés.

En France, cette question commence à se poser avec les récentes actualités sur les réformes de la Ligue de Football Professionnel. En effet, la LFP instaure, dès la prochaine saison, le passage du système « 3 montées – 3 descentes » au système « 2 montées – 2 descentes »11 pour, je cite, « L’idée est de dire que les investisseurs ont besoin d’un peu plus de sécurité. Trois montées trois descentes, c’est trop ». En gros, rassurer les actionnaires et les investisseurs en diminuant le risque de pertes de profit pour les clubs sanctionnés par une descente. On voit quelle est l’orientation des institutions du football et leur mode de fonctionnement. L’esprit sportif, la ferveur populaire qu’engendre une montée à l’échelon supérieur, le soutien indéfectible des supporters unis dans l’épreuve d’une descente à l’échelon inférieur…tout cela ne rentre pas en compte dans l’esprit d’industrie du spectacle sportif qui habite les institutions du football en France. Cette mesure lance l’idée d’une ligue fermée à la française12, où les clubs les plus compétitifs financièrement joueraient, et qui formerait un entre-soi du football, dominé par les clubs les plus riches, avec des investisseurs pleinement satisfaits car eux, les valeureux « capitaines d’industries qui prennent des risques » dont nous parlent nos médias, ne risqueraient plus de subir des pertes de profit. On peut ajouter à ça l’ouverture en France au partenariat des clubs, depuis 2010, des entreprises de paris13 comme Betclic ou Winamax, ouvrant encore un peu plus la Boîte de Pandore libérale, notamment sur la question des paris illégaux ou des matchs truqués, même si aucune affaire d’ampleur n’a jusque là éclaté.2

La transformation du football en machine économique déconnectée de sa base s’effectue aussi par l’émergence de nouveaux investisseurs, issus des pays pétroliers ou de pays en développement comme la Chine ou d’Asie du Sud-Est. Le sport, particulièrement le football, est un élément important de ce que l’on appelle le soft power14 (capacité d’influence d’un acteur politique sur un autre sans l’usage de moyens coercitifs). L’exemple le plus parlant pour beaucoup d’entre nous est le Qatar15, qui pratique un soft power intensif (on peut même parler d’un sport power16) pour investir ses millions à travers son fonds d’investissement QSI17 (Qatar Sport Investments), qui émane du plus global fonds d’investissements souverain du Qatar qu’est QIA (Qatar Investment Authority), estimé à plus de 100 milliards de dollars US18 et appartenant à l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani. Un fonds d’investissements souverains qui est présent notamment dans EADS (6% du capital), actionnaire de Lagardère19 (environ 13% du capital) ou encore possédant des immeubles20 comme Le Majestic, le Lido, le Martinez à Cannes21, et d’autres investissements comme dans Veolia, Suez, Vinci22, LVMH, Harrods. On peut rajouter au dossier qatari sa volonté de transformer les supporters en spectateurs-consommateurs formatés selon un code de bienséance. Cela se traduit concrètement par des mesures coercitives envers les supporters des classes populaires comme une hausse du prix des billets23 (idée déjà réalisée par les anglais pour « lutter contre le hooliganisme »), mesure qui peut d’ailleurs amener à une suppression d’abonnement pour contestation en tribune24. Avec cela, l’effort mis en place pour contrôler le public en lui imposant quoi chanter pendant un match25 ou la suppression des instruments d’ambiance comme le mégaphone ou le tambour (sauf quand c’est par l’intermédiaire d’un prestataire privé, donc contrôlable26), signe supplémentaire d’une volonté d’une élite de contrôler la parole populaire et rendre aphone la contestation des méthodes QSI. La polémique du fichier des supporters du PSG27 s’ajoute à ces mesures coercitives et qui s’inscrit en parallèle de la loi sur le renseignement, qui est passée peu ou prou en même temps que la création de ce fichier des supporters du PSG. La mesure est combattue au niveau local par les associations de supporters et certains élus, notamment Nicolas Bonnet-Oulaldj28, du groupe communiste de la mairie de Paris. La quête de reconnaissance internationale du Qatar par le soft power ne se limite à posséder le club de la capitale française. C’est aussi du sponsoring avec Qatar Airways pour le FC Barcelone, un des clubs les plus renommés du monde. Et obtenir l’organisation de grands événements sportifs comme le Mondial de Handball, le Doha Diamond League en athlétisme ou la Coupe du Monde de la FIFA en 2022.

Mafi(f)a et corruption au sommet du football

Comment évoquer la schizophrénie du football, déchiré entre sa base populaire et son élite fortunée, sans parler de l’organisation chargée de chapeauter le football mondial : la FIFA ? Avant toute chose, petite présentation de cette organisation qui défraye la chronique actuellement, sur toutes les chaînes télés. Associant les fédérations nationales de football, la Fédération internationale de football association (FIFA), comptant 209 membres (plus que l’ONU, elle a même reconnu la Palestine en 1998), est l’association, dite « à but non-lucratif », chargée de la gestion et du développement du football à travers le monde. La FIFA, par l’intermédiaire de son actuel futur ex-président Sepp Blatter, est une véritable machine à cash qui transforme le football en mine d’or pour les investisseurs. Pour la période 2011-2014, la FIFA a dégagé 338 millions de dollars US de bénéfices nets sur un chiffre d’affaires de 5,7 milliards de dollars US29. Investir dans le football, dont le siège se trouve dans un paradis fiscal qu’est la Suisse (Zürich), un véritable bonheur pour tous les capitalistes « preneurs de risques ».

Toutefois, la FIFA voit son image secouée depuis quelques semaines, avec les arrestations de membres de sa direction à Zürich par la justice américaine30 (dans un avant-goût assez prononcé de ce que le TAFTA va offrir comme possibilité aux USA sur l’Europe) juste avant le congrès de juin 2015 de la FIFA où Sepp Blatter, le président de la FIFA depuis 1998, intrônisé à la FIFA en 1975 par Horst Dassler, PDG d’Adidas31 et fils du fondateur de la marque aux trois bandes, qui est parmi les sponsors officiels de la Coupe du Monde, cherche à gagner son 5ème mandat. Opposé au Prince Ali de Jordanie pour la présidence de la FIFA, Blatter gagne et pense pouvoir rattraper les révélations sur les dessous de la FIFA. Toutefois, son bras droit, Jérôme Valcke, verra remonter une vieille affaire de transfert de fonds (10 millions de dollars US32) qui fait réagir Sepp Blatter, qui annonce le lendemain sa démission33 de son mandat de Président de la FIFA. Toutefois, la FIFA, et Blatter en particulier, restent sous le feu des projecteurs pour l’attribution de l’organisation de la Coupe du Monde 2018 en Russie et plus encore pour celle de 2022 au Qatar34, dénoncée dans le rapport Garcia, qui fût longtemps tenu secret par les autorités de la FIFA, avant de « céder sous la pression » et de publier le rapport sous « une forme appropriée »35. Entendez là « en gommant les choses qui font tache ».

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Candidature incompréhensible sportivement parlant, logique économiquement parlant : le foot est un business géré par la FIFA, le Qatar y investit pour développer son influence à travers le sport. Pour résumer la candidature qatarie en quelques mots : pays sans aucune culture populaire footballistique (le championnat local a beau attirer quelques joueurs en quête de pétrodollars, les stades sont vides la plupart du temps), qui a des températures en hiver d’au moins 30° (car pour le Qatar, on déplacera tous les championnats qui se jouent, à quelques exceptions près, d’août à mai, car jouer en été, c’est jouer sous 50°, organisant une Coupe du Monde en plein mois de novembre36, où les gens travaillent, où les étudiants vont à la fac, en bref les supporters ne sont pas en disposition de partir voir des matchs), où les trois quarts des stades ne sont pas encore construits37, quand ce n’est pas la ville qui n’est pas construite ! Pour exemple, le stade qui accueillera la finale est dans une ville, Lusail, qui n’existe pas encore38. Pas de supporters locaux (ou alors payés, comme au handball39 ou pour les matchs locaux40), chaleurs extrêmes, pas de stades, pas de villes : quel être doté d’un peu de bon sens pourrait choisir cette candidature ? Peut-on trouver un élément de réponse dans le budget faramineux que le Qatar prévoit pour ce mondial, symbole de la déconnexion du football business de sa base populaire ? Une question à 200 milliards de dollars US41. On peut aussi se souvenir de la condamnation de l’ancien président de la fédération asiatique de football (AFC), Mohammed Bin Hammam (qatari) pour malversations suite à sa condamnation pour l’achat de voix42. La question de la main d’œuvre ouvrière exploitée dans des conditions dignes de l’esclavagisme s’ajoute à la longue liste de torts imputables au Qatar43. Le pays est une prison à ciel ouvert pour les ouvriers immigrés venus du Népal, du Bangladesh ou encore d’Inde, travaillant dans des conditions dantesques44 (chaleur extrême, refus d’accès à l’eau potable gratuite au Qatar, confiscation des passeports et des papiers, normes de sécurité outrageusement non appliquées). On compte déjà 1200 morts sur les chantiers du Qatar depuis 2010, dont ceux concernant la Coupe du Monde, et on pense qu’au moins 4000 travailleurs mourront sur les chantiers d’ici 202245, impliquant nombre de multinationales inféodées à l’état esclavagiste du Qatar, dont le français Vinci46. Triste perspective, symbole d’un football qui plus que jamais trahit ses origines populaires pour les sirènes du capital.

Si le football tire ses origines de la pratique populaire des travailleurs engagés dans les premières équipes de football et doit sa diffusion à travers le monde grâce à ces mêmes travailleurs, nous assistons à une transformation brutale et rapide (inhérente au capitalisme destructeur de personnes et de biens) de ce sport en une machine à cash bénéficiant à une caste de nantis et alimentant la corruption de ses institutions. Cette transformation brutale écarte de plus en plus la base des pratiquants et des spectateurs de la caste professionnelle et des institutions, créant même un sentiment de défiance qui émerge petit à petit. L’émergence d’actionnaires aux moyens quasi-illimités comme le Qatar, capables d’acheter l’organisation d’une Coupe du Monde, font entrevoir un avenir sombre à un sport qui se laisse peu à peu griser par l’ivresse de la richesse et de l’argent facile au détriment de son âme populaire. Le football sera t’il encore le sport de tous demain, avec la disparition progressive de sa visibilité sur nos écrans au profit de chaînes privées et dans les stades avec des politiques de hausses de prix discriminantes pour les classes populaires ? Rien n’est moins sûr.

D.L.

Références :


1 : Encyclopedia of British Football by Richard Cox et al., Routledge, 2002 page 5. Le document original n’existe plus, seule subsiste une version révisée datant approximativement de 1856. Elle est conservée à la bibliothèque de Shrewsbury School, lycée des deux instigateurs des Cambridge Rules, Henry de Winton et John Charles Thring.

2 : http://www.1857-football.com/legacy/video-intro

3 : http://www.thefa.com/about-football-association/history

4 : http://quality.fifa.com/fr/Ballons/Faits-et-chiffres/Evolution-du-ballon/Jeu-populaire/

5 : Steven Tischler, Footballers and Businessmen. The origins of Professionnal Soccer in England, New York-Londres, Holmes & Meier, 1981, chapitre « Directors » p.69-111 (ISBN 0841906580)

6 : http://fr.fifa.com/news/y=2013/m=11/news=racines-etranges-origines-etrangeres-2215175.html

7 : Jack Blades, The Rainbow Game. A random history of South African soccer, Lanseria, JRA Bailey, 1998, p.132 (ISBN 0620224797)

8 : Jack Blades, op. cit., p.141

9 : http://www.sofoot.com/il-y-a-20-ans-l-arret-bosman-130168.html

10 : http://www.sport.fr/football/top-10-des-plus-gros-transferts-de-l-histoire-358086.shtm

11 : http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/L1-l2-deux-descentes-et-deux-montees-la-saison-prochaine/560323

12 : http://www.sofoot.com/vers-une-ligue-1-fermee-188781.html

13 : http://www.lefigaro.fr/conso/2010/05/13/05007-20100513ARTFIG00457-paris-en-ligne-les-jeux-sont-ouverts.php

14 : http://www.inaglobal.fr/idees/note-de-lecture/joseph-s-nye-jr/soft-power/culture-et-soft-power

15 : http://www.franceculture.fr/blog-soft-power-2012-03-05-qatar-de-la-necessite-d-un-soft-power-efficace-ou-les-raisons-de-la-creat

16 : http://www.marianne.net/PSGChampions-League-le-Qatar-invente-le-sport-power_a213316.html

17 : http://www.qsi.com.qa/

18 : http://www.challenges.fr/monde/20120423.CHA5697/les-avoirs-du-qatar-depassent-100-milliards-de-dollars.html

19 : http://www.challenges.fr/revue-de-presse/20120320.CHA4432/le-qatar-detient-bien-12-83-de-lagardere.html

20 : http://www.lepoint.fr/economie/nos-chers-amis-les-qataris-14-06-2012-1485260_28.php (voir tableaux fin d’article)

21 : http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/06/22/un-investisseur-du-qatar-rachete-le-martinez-a-cannes-et-le-concorde-lafayette-a-paris_1723293_3234.html

22 : http://www.vinci.com/vinci.nsf/fr/management-conseil-administration/pages/qatari_diar_real_estate_investment_company.htm

23 : http://www.leparisien.fr/psg-foot-paris-saint-germain/la-hausse-des-abonnements-au-parc-fait-grincer-des-dents-02-04-2015-4659331.php

24 : http://www.leparisien.fr/psg-foot-paris-saint-germain/psg-l-abonnement-du-supporteur-critique-resilie-16-03-2015-4608685.php

25 : http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/15/psg-barca-champions-league-ligue-des-champions-football-sport_n_7070494.html

26 : http://www.lemonde.fr/football/article/2015/04/15/le-psg-s-achete-aussi-un-peu-d-ambiance-avec-roulements-de-tambours_4616457_1616938.html

27 : http://www.20minutes.fr/sport/1594983-20150424-fichier-supporters-psg-legalise-gouvernement

28 : http://sport.pcf.fr/70477

29 : http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/La-fifa-annonce-avoir-realise-338-millions-de-dollars-de-benefices-entre-2011-et-2014/562427

30 : http://www.latribune.fr/economie/international/arrestations-en-serie-de-responsables-de-la-fifa-accuses-de-corruption-479047.html

31 : http://www.fakirpresse.info/Les-annees-70-Sepp-Blatter-le.html

32 : http://www.lemonde.fr/football/article/2015/06/02/le-francais-jerome-valcke-secretaire-general-de-la-fifa-a-son-tour-dans-la-tourmente_4645240_1616938.html

33 : http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Sepp-blatter-demissionne/563596

34 : http://www.slate.fr/sports/87867/qatar-achete-coupe-monde-2022-fifa

35 : http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/19/2015103-fifa-rapport-garcia-sera-publie-sous-forme-appropriee-annonce-blatter.html

36 : http://sport24.lefigaro.fr/football/coupe-du-monde/actualites/les-multiples-impacts-du-mondial-2022-en-hiver-742452

37 : http://www.rtl.fr/sport/football/infographie-le-projet-demesure-du-qatar-pour-la-coupe-du-monde-2022-7776988871

38 : http://www.rtl.fr/sport/football/mondial-2022-au-qatar-la-finale-aura-lieu-dans-une-ville-qui-n-existe-pas-encore-7771144910

39 : http://www.lexpress.fr/actualite/sport/video-mondial-de-handball-le-qatar-achete-meme-des-supporters_1642651.html

40 : http://observers.france24.com/fr/content/20140313-supporter-paye-assiste-match-qatar-doha-al-alhi-ouvrier-migrant-coupe-monde

41 : http://www.rfi.fr/sports/20130711-coupe-monde-2022-le-qatar-prevoit-investir-200-milliards-dollars/

42 : http://www.lemonde.fr/sport/article/2011/07/23/mohamed-bin-hammam-banni-a-vie-du-football-par-la-fifa_1552270_3242.html

43 : http://www.lemonde.fr/sport/article/2013/09/26/des-esclaves-nepalais-morts-au-qatar-sur-les-chantiers-de-la-coupe-du-monde_3484869_3242.html

44 : http://www.lemonde.fr/sport/article/2013/10/18/les-damnes-de-doha_3497864_3242.html

45 : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/05/28/combien-de-morts-sur-les-chantiers-de-la-future-coupe-du-monde-au-qatar/

46 : http://multinationales.org/Esclavage-moderne-sur-les-chantiers-de-la-Coupe-du-monde-au-Qatar-plainte

 


contrib Une Contribution pour Le Bilan.

Lien court de l’article : http://wp.me/p6haRE-m4

5 commentaires

  • Méc-créant

    Bonjour. La plupart de vos arguments tiennent la route, y compris ceux concernant les relations sociales pouvant présenter des aspects positifs (une même passion effaçant les différences sociales -un peu en voie de disparition) ou négatifs (chauvinisme, haine de l’autre…). Il me semble qu’il manque toutefois un élément, loin d’être secondaire, selon moi (et associé à la « financiarisation » du sport): le foot, plus que tout autre sport sans doute, est une vitrine idéologique du capitalisme et de l’individualisme. Faire accepter et même acclamer, par des populations, l’achat d’un club par quelque milliardaire (venant parfois d’Etat parmi les plus inhumains de la planète), faire applaudir et vénérer des « stars », elles-mêmes « emmilliardées »…n’est pas sans effet sur la perception et l’interprétation de l’organisation du monde qui nous entoure, n’est pas sans effet sur la « conscience » (la prise de conscience, la réflexion,…) quant aux rapports sociaux, économiques, politiques et idéologiques…
    Mé-créant.

  • Le foot business, avant d’etre un gros mot, c’est d’abord la definition du foot professionnel par opposition au foot amateur,

  • Barbouzze

    Pour travailler plus en profondeur il faudrait peut être penser à creuser la theorie de la valeur et son rapport à l’economie du sport pro (une vraie friche conceptuelle tres ardue).
    Et peu etre aussi analyser d’un autre angle les enjeux du « foot business ». Je trouve perso votre problematique un peu d’arrière garde…. Fifa etc. Elle se fixe beaucoup trop sur les acteurs « federaux » ou clubs qui sont mis au pas par des acteurs transnationaux autres, à savoir les fonds finvestissement dont les caractéristiques sont d’être des intermédiaires financiers formant de vrais oligopoles transnationaux qui tendent à une regulation caputaliste des transactions d’un nouveau genre. A la faveur de la crise, les fonds d’investissement représentent un saut qualitatif dans la logique parasitaire en realisant à un niveau hautement technique les combines artisanales des agents ou intervenants marchands. En tant que mafia financiere transnations il semble qu’ils ont un temps d’avance sur les autorités de regulation et un pouvoir de nuisance grandissant tout aussi difficile à controler. Je me rappelle aue recemment on à empecher la prise de controle de nice par un homme lié à la mafia. Comment faire quand la prise de controle se fait sans prise de participation directe mais par des operations de financement opaques, avec actes realisés sous seing privé?

  • Votre billet très instructif, bonne continuation !

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