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Écologie : les trois plus grands mensonges sur la planète

La nature fait face à une crise sans précédent. Cette problématique primordiale fait l’objet d’escroqueries intellectuelles, tant dans le constat que dans les solutions à y apporter. Nous avons relevé trois grands mensonges énoncés, au nom de l’écologie, par nos dirigeants et autres « grands » médias. Les démasquer est vital, littéralement, pour l’avenir de la civilisation humaine.


Par Benoit Delrue.
3 400 mots environ. Temps de lecture estimé : 20 minutes. HorlA2


Notre planète est en danger. La Terre, telle qu’elle existe aujourd’hui du moins, voit son avenir s’obscurcir à mesure que de grands chambardements sont constatés. Voici une trentaine d’années, des partis « écologistes » ont vu le jour pour impulser dans le débat national cette problématique ; depuis, les dirigeants gouvernementaux de tous bords se sont réappropriés leurs thèses.

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C’est dans ce contexte que notre pays accueillera le sommet international sur le climat, ou « conférence Paris Climat 2015 – COP21 ». Notre chef de l’Etat, François Hollande a fait de la « réussite » de cette rencontre internationale une « priorité ». Une bonne chose, à première vue : enfin, les dirigeants planétaires s’emparent de la question, enfin, nous pouvons espérer qu’à cette prise de conscience succèderont des décisions ambitieuses. Mais la voie empruntée ne présage rien de bon, notamment parce qu’elle repose sur trois grands mensonges. Les voici démasqués, pour gagner une hauteur de vue nécessaire à l’avenir de l’humanité.

1. « Le changement climatique est le problème »

Non, c’est un phénomène normal. Par nature, la Terre présente un climat planétaire, des climats zonaux et régionaux qui sont tous en évolution constante. Le changement climatique est naturel, logique et continu selon des phases plus ou moins rapides. Plusieurs facteurs rentrent en ligne de compte. La position astronomique est déterminante : l’orbite autour du Soleil, la rotation planétaire, l’inclinaison des pôles sur le plan écliptique. L’activité volcanique, qui rejette en masse du dioxyde de carbone (CO2), provoque à court terme une baisse de la température et à long terme peut entraîner un réchauffement. Les mouvements des océans, ou circulation thermohaline, déterminés par la température et la salinité des masses d’eau, influencent également les climats.

Cycles naturels et phénomènes anthropiques

La paléoclimatologie consiste à l’étude des conditions climatiques passées de notre planète. En ce domaine, l’étude des pôles est fondamentale car les glaces s’y trouvant sont des témoins de l’évolution climatique de la Terre. Les études géochimiques menées par la base antarctique Vostok, lieu de coopération scientifique internationale, ont mis en évidence des grands cycles climatiques de 100.000 ans ainsi que des périodes de 20.000 à 40.000 ans, caractéristiques des variations de l’orbite terrestre. La variation de températures entre les ères atteint dix degrés Celsius. Au sein d’une même période, des cycles courts sont observés. Un « petit âge glaciaire » a ainsi été constaté au 17ème siècle, avec presque un degré de différence par rapport aux moyennes actuelles.

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Le phénomène réellement intéressant est anthropique, c’est-à-dire l’empreinte de l’Homme sur la planète. L’impact de l’activité humaine sur les processus naturels est réel. Depuis la révolution industrielle, la consommation moyenne d’énergie par personne a été multipliée par vingt ; tandis que la population mondiale a été multipliée par quinze. Le caractère intensif de la production humaine depuis l’émergence du capitalisme au 18ème siècle a conduit à la disparition de la grande majorité des espèces animales et d’une part considérable des espèces végétales. Sur les seules quarante années entre 1970 et 2010, la taille des populations des espèces de vertébrés a diminué de 52% selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). Dans 45% des cas, la perte ou la dégradation de l’habitat est en cause ; dans 37%, c’est l’exploitation des animaux eux-mêmes qui conduit à leur extinction. Le changement climatique, les maladies, les espèces et gênes invasifs ne concernent qu’une disparition sur sept. Les espèces d’eau douces sont les plus touchées avec une chute des effectifs de 76% en quatre décennies.

L’extinction de l’Holocène

Une étude menée par des chercheurs de la Stanford University rappelle que notre planète a déjà connu plusieurs extinctions massives, six au total lors des dernières 450 millions d’années. La plus célèbre est la dernière, survenue il y a 65 millions d’années, et qui a vu l’extinction des dinosaures. Entre 70 et 90% des espèces ont disparu à chacun de ces bouleversements biologiques. Cela étant, nous sommes au commencement d’une nouvelle ère d’extinction ; et c’est l’Homme qui la provoque, selon les conclusions de l’étude publiées le 25 juillet dernier dans la revue Science. En France, deux scientifiques du Museum national d’histoire naturelle vont plus loin. Dans l’ouvrage – « La biodiversité de crise en crise » – qu’ils viennent de publier, ils estiment qu’ « en termes de taux (pourcentage d’espèces éteintes sur une durée donnée), nous sommes déjà bien au-delà des cinq [extinctions] majeures ». « La vitesse à laquelle nous nous engageons dans ce voyage destructeur risque de nous faire parvenir à l’apocalypse plus rapidement que ce qu’aucune crise du passé a produit depuis 550 millions d’années », poursuivent-ils, tout en soulignant qu’étant donné leur prodigieuse capacité de régénération, ni la biodiversité, ni la planète ne sont en danger. Partisans d’un « discours plus équilibré, plus réaliste », ils préfèrent l’énoncé « plus correct » selon lequel « la place de l’Homme sur la planète est en danger ». « Une nouvelle biodiversité a toutes les chances d’émerger de la crise actuelle, mais il est vrai que, dans celle-ci, l’Homme n’aura plus sa place ; c’est une quasi-certitude ! »

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L’impact négatif de l’activité humaine sur l’environnement sont des phénomènes établies par les études rigoureuses. De plus en plus de scientifiques adhèrent à la thèse selon laquelle l’extinction de l’Holocène, du nom de notre ère, est d’ores et déjà commencée. Mais les mêmes scientifiques soulignent que résumer la crise écologique actuelle à une affaire de climats n’est pas un procédé sérieux. L’effet de serre est une réalité, l’atmosphère retenant les « rebonds » des rayons solaires ; mais il est un phénomène naturel avant d’être accentué par l’Homme par le rejet supérieur de CO2. Mais l’aspect climatique ne résume en aucun cas les bouleversements biologiques en cours, tandis que mettre en cause « le changement climatique », comme le font la plupart des écologistes, est à la fois absurde et contre-productif. L’ampleur du phénomène, qui affectera particulièrement l’espèce humaine, oblige à faire preuve de rigueur scientifique. Il est donc plus juste de discuter dans le débat public de l’empreinte de l’Homme sur la nature, des conséquences anthropiques sur l’équilibre biologique. C’est moins « sexy » que les thèmes simplistes propagés aussi bien par les grands médias que les blockbusters type « Le jour d’après », mais c’est une représentation de la réalité beaucoup plus juste. Pour les tenants de l’ordre établi, le peuple comprend mieux les idées les plus simples, il faut donc en rester au « climat », seul thème affiché par les grandes « conférences » entre les Etats sur la problématique écologique. Il est vrai l’impact de l’Homme sur le climat est réel, l’émission anthropique des gaz à effets de serre causant des dégâts sur l’écosystème planétaire. Mais réduire la question écologique au seul climat, est le moyen d’y mêler tout et n’importe quoi, comme la survenue de catastrophes naturelles, pour « noyer » le rôle primordial de l’Homme dans l’extinction commencée – ou pour éviter de poser sur la table la nécessaire transformation de nos sociétés.

2. « L’énergie propre existe »

Nous en avons à toutes les sauces : écologistes, associations et médias nous servent l’énergie propre comme la solution à l’empreinte négative de l’Homme sur la planète. En bons croyants, nous n’aurions qu’à nous « convertir » aux énergies « vertes » pour laver notre activité de toute réaction néfaste pour l’équilibre biologique. Mais il s’agit d’une illusion, pour une raison parfaitement simple : l’énergie propre n’existe pas.

Pas si propres, ni renouvelables

L’étude objective des « énergies propres » met en relief la qualité tout à fait impropre de ces moyens d’approvisionnement. Le Grenelle de l’environnement, organisé par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, a fixé un objectif : passer de 2.000 à 15.000 éoliennes en France. Cette « grande cause » est estimée à 35 milliards d’euros par an, qui représentent autant d’activité pour fabriquer, acheminer, mettre en service ces grandes machines – et donc autant d’énergie dépensée. Or, le rendement moyen d’une éolienne en France est de 24%, certaine couvrant à peine les dépenses énergétiques nécessaires à leur construction. L’énergie photovoltaïque n’est pas en reste : selon une étude publiée en 2011 dans la revue Energy Policy, la majeure partie des panneaux solaires utilisent des batteries au plomb pour stocker l’énergie. Ces batteries étant produites dans des conditions où l’exigence environnementale est secondaire, au moins 2,4 millions de tonnes de plomb sont rejetés dans la nature par les seules filières chinoise et indienne de l’énergie solaire. Malgré tous les efforts économiques concentrés sur ces secteurs, l’éolien et le solaire couvrent, à eux deux, à peine 1% de l’approvisionnement énergétique en Europe, continent où les infrastructures dédiées sont particulièrement développées.

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L’industrie du biogaz se déploie beaucoup plus rapidement et concentre beaucoup d’espoir. Ce « carburant écologique » trouve de nombreux partisans. Mais la biomasse nécessaire à cette filière, théoriquement constituée de déchets agricoles, oblige à une culture du maïs dédiée. Aux Etats-Unis, 40%  du maïs produit sont consacrés aux agrocarburants. En Allemagne, une immense surface est dédiée à l’alimentation des 7.500 centrales de biogaz, et cette agriculture demande des tracteurs, donc de l’essence. Environ 2,5 millions de tonnes de CO2 sont rejetés, chaque année, par l’industrie allemande d’agrocarburants. Chez nous, l’extension du biogaz demande une agriculture qui remplace les parcelles en fourrage et les tourbières, piliers de l’équilibre biologique. Au Brésil, elle se fait au détriment de la forêt amazonienne, et donc de la capacité mondiale de la végétation à opérer la photosynthèse, l’absorption de CO2, à la hauteur des rejets de gaz provoqués par l’Homme. Alors que la part des énergies « propres » ou « renouvelables » est infime, presque négligeable dans la consommation énergétique mondiale ou française, elles provoquent d’ores et déjà des dégâts environnementaux importants.

Les lois de la physique

Plus encore, l’absence d’énergie propre tient dans les propriétés physiques de la nature. Par définition, aucune énergie n’est « propre ». Les exposés de Jean-Marc Jancovici, ingénieur spécialisé dans l’énergie, sont des plus instructifs en la matière. « L’énergie est la grandeur physique qui caractérise le changement d’état d’un système ; elle obéit à des lois qui, par définition, ne souffrent pas d’exception » avertit Jancovici lors d’une audition à la commission de l’environnement de l’Assemblée. « La propreté, c’est laisser les choses en l’état. L’énergie, c’est fait pour ne pas laisser les choses en l’état. Donc l’énergie propre, ça n’existe pas. Ce qui peut exister, c’est de l’énergie utilisée dans des quantités telles que les avantages surpassent les inconvénients. » Le polytechnicien insiste sur le rôle des énergies fossiles, « des restes de vie ancienne » aux quantités limités, dans le façonnement du monde d’aujourd’hui. « 80% de notre consommation (énergétique) mondiale sont le fait de la combustion d’énergies fossiles (…). Même l’électricité est massivement fossile : de 1973 à 2007, les combustibles fossiles passent des trois quarts de la production électrique aux deux-tiers », malgré l’extension continue de l’énergie nucléaire. Autrement dit, ce n’est pas le passage à des véhicules électriques qui permettraient de réduire la quantité de dioxyde de carbone rejetée par l’Homme, parce que l’essentiel de la production d’électricité provient d’énergies fossiles ; si le nucléaire s’est bien développé, il n’a pas remplacé le charbon ou le pétrole, mais il s’y est ajouté. Quant aux énergies dites « renouvelables », en plus de demander un coût énergétique élevé pour la fabrication des infrastructures qu’elles nécessitent, elles ne fournissent qu’une part très minoritaire de notre consommation, en France comme dans le monde.

Pour Jancovici, il est contre-productif d’insister sur les énergies « propres » « qui excitent tant nos amis journalistes » ; il vaudrait mieux prendre en compte la limite physique des volumes d’énergies fossiles et leur fin certaine (dans les prochaines décennies si le rythme de consommation reste le même). Et donc,  envisager dès maintenant une transformation de notre société vers un modèle où la consommation énergétique est nécessairement plus faible. L’ingénieur résume son constat par une petite maxime, « la physique, plus forte que les euros ». Plus forte, également, que les considérations à l’emporte-pièce qui nourrissent des espoirs de « propreté » parfaitement illusoires.

3. « Les gestes de tous sauveront la planète »

C’est le plus grand, le plus répandu et le plus crapuleux de tous les mensonges en vogue sur l’environnement. La planète est en danger ; il est donc de notre « devoir à tous » de « faire un effort » pour contribuer à sauver la nature. Tenu avant tout par les politiciens écologistes, bientôt rejoints par la gauche et la droite gouvernementales, et propagé par l’ensemble des « grands » médias, ce principe de l’égale responsabilité individuelle est des plus fallacieux.

La marche économique de notre monde

Il est évident qu’en termes de bilan carbone, il vaut mieux se balader en trottinette qu’en 4×4 ; mais la question n’est pas là. Plus précisément, la question primordiale du déséquilibre biologique provoqué par l’Homme ne trouve pas de solution dans les « petits gestes du quotidien » qui permettraient, mis bout à bout, de « changer le monde ». Pour une raison simple, là aussi : ce ne sont pas les consommateurs qui décident de la marche économique de notre société, contrairement aux idées reçues. Pas plus que l’offre n’existe pour répondre à la demande – en réalité, c’est la demande qui est créée par la publicité, à partir de l’offre de produits commercialisés sur le marché. Ceux qui décident de la production humaine, le nerf de toutes civilisations, sont les grandes entreprises et précisément leurs propriétaires : gros porteurs d’action, détenteurs de holdings. Ce sont les multimilliardaires, qui forment socialement la haute bourgeoisie, qui détiennent le pouvoir économique et qui décident de la marche du monde.

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Or, la crise écologique anthropique est précisément le fait de l’intensité de l’activité économique, inhérente au régime capitaliste. Par définition, ce système de production laisse les mains libres aux acteurs privés, à de grandes entreprises détenues par une ou quelques familles, qui emploient des (centaines de) milliers de salariés et influencent le marché. Les grandes décisions, stratégiques, sur le développement de tel marché, la production de telle marchandise et la recherche dans tel secteurs, sont prises par les propriétaires les plus importants. Ceux qui possèdent le plus grand capital pèsent le plus lourd dans les décisions, au niveau de l’entreprise, de la nation ou de la planète. Et ils recherchent tous la même chose : un plus grand profit, pour un plus grand capital, pour une plus grande influence sur l’économie mondiale. Dans une compétition de plus en plus rude, la victoire appartient aux plus rapides, aux plus rentables, aux plus productifs. La course effrénée aux richesses conduit inexorablement à l’exploitation irraisonnée des ressources naturelles, souvent dégradées, parfois purement gâchées.

Le capital épuise deux choses

Nul jugement moral ou de valeur dans cet exposé, tels sont les faits constatables par chacun. D’aucuns affirment que la solution est politique, par une réglementation plus « respectueuse » de l’environnement. En réalité, elle est purement économique : les Etats actuels, tels que constitués aux 17ème et 18ème siècles, ont abandonné la sphère productive aux « lois du marché » et « acteurs indépendants », en réalité à la poignée de familles qui possèdent le plus grand capital. Par nature, les Etats capitalistes n’imposent pas aux forces capitalistes une réglementation trop « contraignante », puisqu’ils représentent avant tout l’intérêt particulier de la classe dominante – puis le compromis entre cet intérêt et l’intérêt général de la nation. C’est donc dans la transformation du système de production que réside la solution à la crise écologique. Autrement dit, tant que notre régime économique – pour l’heure hégémonique sur la planète – consistera en des activités ultra-productives, engageant les nations et la planète, décidées par une poignée de grands propriétaires, alors les ressources continueront d’être surexploitées. Tant que la production humaine sera mue par la recherche du profit maximum, par la compétition permanente pour le capital le plus immense, alors ceux qui sont en haut du tableau continueront le « jeu », jusqu’à assécher pleinement les ressources s’ils en sont permis.

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Déjà en son temps, Karl Marx soulignait que « le capital épuise deux choses, le travailleur et la nature ». Adepte d’une rigueur scientifique dans son étude de l’Histoire et de l’économie, il développa la thèse du « socialisme scientifique ». A la fois outil d’analyse et mouvement, il consiste en une remise en cause de la fiabilité et de l’efficience du capitalisme pour répondre aux besoins de l’Homme et en la définition d’un régime de production nouveau, où les terres, les ressources, les grandes entreprises relève d’une propriété publique inaliénable. La décision collective, par la société instruite et éclairée par le débat, de la production nationale et internationale conduirait à tenir l’économie par les deux bouts, entre l’exploitation rationnelle des ressources et la satisfaction des besoins sociaux de tous. Depuis, les expériences d’Etats communistes se sont, pour la plupart, largement éloignée de cette rigueur scientifique, et ont présenté des bilans écologiques parfois médiocres – comme l’assèchement de la mer d’Aral par le camarade Khrouchtchev, qui voyait comme un progrès de planter du coton dans les steppes désertiques du Kazakhstan. Néanmoins, l’analyse de Marx reste parfaitement juste, et d’une actualité éclatante. Aujourd’hui, le capitalisme épuise encore davantage les employés, soumis à des cadences précipitées et à une pression accrue, comme il épuise davantage l’environnement biologique, plus affecté que jamais par l’activité humaine.

Structure et « comportements »

Il est illusoire et hypocrite de considérer que seuls les « gestes » de chacun, réalisés au quotidien, peuvent freiner ou inverser le processus destructeur engagé contre les ressources naturelles. Ce sont les multinationales et leur poignée de gros actionnaires qui décident de l’exploitation, et le consommateur n’a en tant que tel aucun pouvoir sur la question. Des mesures plus fallacieuses les unes que les autres sont prises par les responsables politiques ou économiques qui veulent se donner bonne conscience, comme le retrait des sachets en plastique gratuits des hypermarchés, obligeant les consommateurs à payer eux-mêmes leurs cabas d’un jour. Les dirigeants français insistent sur l’importance du tri sélectif, au moment où ils s’apprêtent à accueillir l’exploitation dévastatrice du gaz de schiste – dont les dégâts ont été constatés en Pologne.

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Si le volume de déchets par ménage est aussi élevé, c’est en grande partie à cause des emballages industriels imposés par les grandes firmes de l’alimentaire. Ces emballages, souvent en plastique, servent en partie à mieux conserver la nourriture – en raison, surtout, d’acheminements alambiqués par la recherche du coût du travail le plus faible, comme ces coquilles Saint-Jacques produites en France et lavées en Chine avant de revenir sur nos étals. Mais ils servent surtout à mieux « vendre » les produits, par de belles images, de beaux titres, souvent mensongers par rapport au produit réel. Sur cet état de fait, comme sur le fonctionnement global de l’économie, les simples acheteurs ne font que subir les tendances choisies par ceux qui décident de l’offre, par les grandes fortunes, qui parviennent à faire croire par force propagande médiatique et publicité que les grandes décisions répondent à l’intérêt général. Et c’est ainsi que la structure même de notre économie est mise hors de cause ; et que seuls certains « comportements » sont pointés, tantôt exemples à suivre, tantôt coupables de la crise écologique. Pendant ce temps, les consommateurs français, « écoresponsables » ou non, tiennent aux belles boîtes, persuadés que les jolis emballages sont synonymes de produits de qualité ; et heureusement pour eux, les propriétaires des multinationales ne sont pas près de remettre en question, ni l’emballage industriel, ni les autres gâchis commis aux quatre coins du monde. Tant pis pour la nature et la survie de l’espèce humaine.

L’espèce humaine se met en danger par sa propre activité ; tel est le fait établi par toutes les études scientifiques. Le fonctionnement inhérent à notre système de production, par l’intensité qu’il applique à l’activité économique, est le premier responsable de la crise biologique. Mais celle-ci ne trouve pas de solution dans les constats à l’emporte-pièce des écologistes, au discours erroné et contre-productif malgré les bons sentiments qui les animent. Rétablir la réalité demande du temps, une denrée elle aussi physiquement limitée avant l’épuisement de nos ressources. Mais l’extinction de l’Holocène, phénomène de masse provoqué par l’Homme, n’est pas inéluctable. Il n’est pas trop tard pour adopter un regard rigoureux et lucide sur notre société, et exiger collectivement une remise à plat totale de notre régime économique, condition sine qua non à l’évitement de la prochaine grande crise écologique.

B.D.

11 commentaires

  • Méc-créant

    Certes, être ouvertement écolo sans être…vertement anti-capitaliste c’est être largement faux-cul ou nettement incohérent voire limité dans sa méthode de pensée (ou, mais il faut vraiment avoir mauvais esprit comme moi pour le supposer: pour faire une carrière politicienne). Tout à fait d’accord avec Marx: le capitalisme épuise la nature et l’homme (mais n’est-ce pas un peu la même chose?). Un bon « résumé ». J’ai toutefois été surpris par quelques pistes de réflexion…et par l’absence de certaine (s). Dans un tel texte visitant l’état de la planète et l’utilisation des énergies, quel silence sur l’énergie nucléaire, simplement évoquée au détour d’une phrase. Je vais être brutalement clair: le développement des centrales nucléaires est la pire chose qui soit advenue pour la planète et sa nature. Et quand, en plus, elles ont été construites sur des sites dangereux (mais lesquels ne le sont absolument pas?), cela confine au crime contre l’humanité,…bien que toutes les formes de vie soient concernées. Laissons de côté construction, entretien, danger des pannes, démolition nécessaire mais au procédé inconnu,…aboutissant à léguer pour des milliers d’années des stocks radioactifs à « gérer » (?) …par nos descendants. Incontestablement, une industrie respec-tueuse de la nature..
    Je respecte et aime la nature mais je ne me considère pourtant pas comme un écolo bon teint. Je pense ne pas être trop naïf et je sais très bien que l’on ne pourra pas se passer du nucléaire l’année prochaine, particulièrement en France mais je trouve un certain parti pris dans votre argumentation. S’agissant du solaire, le stockage ne se limite pas aux batteries (et pourquoi seulement au plomb?) même si les recherches en ce domaine sont balbutiantes (mais combien de milliards dans le nucléaire et combien dans les recherches sur le stockage du solaire?): production de gaz -il me semble que pour l’hydrogène on sache déjà un peu faire-, masses inertielles,…et je ne suis pas un spécialiste. Par contre votre ingénieur spécialiste va un peu vite en besogne: toute énergie résulté d’une transformation (la belle affaire) et ne peut donc pas être propre. Que ce monsieur aille passer une seule journée étalé en maillot de bain sur une plage -disons méditerranéenne pour rester près de chez nous- et il pourra constater qu’il aura fait, gratuitement, le plein d’énergie…jusqu’à y laisser de beaux lambeaux de peau. S’il est plus sage, il pourra vérifier qu’on peut cuire de la nourriture à l’aide des rayons solaires (certaines régions utilisant déjà des fours solaires).
    On ne doit pas confondre, surtout pas, énergie et méthode d’exploitation de cette énergie. Il est évidemment absolument nécessaire de prendre en compte tous les éléments entrant dans le système d’exploitation mais on ne peut les confondre avec l’énergie proprement dite. Il y a bien des énergies naturelles: la vague qui vient jeter sur la plage un bout de bois si bien « poncé », ne le fait qu’avec sa propre énergie qui, en plus, en l’occurrence est particulièrement…propre, car naturelle puisque produite par la nature. Oui, il existe des énergies propres parce que naturelles, non il n’existe pas de processus d’exploitation absolument propre, absolument neutre. A nous de trouver les moyens d’utilisation les plus efficaces et les plus respectueux de notre planète. C’est un peu les mêmes questions pour les biocarburants (ou la méthanisation): l’essentiel du problème c’est à partir de quoi on les produit et dans quelles conditions. Si on envisage uniquement de sacrifier des terres arables pour les produire, c’est inacceptable mais c’est loin d’être la seule solution: déchets de culture, plantes sauvages, algues, bactéries,… des pistes existent qu’il convient de creuser.
    Bon, j’arrête, je vais quand même aller voir le score du quart de finale.
    Cordialement.
    Méc-créant.

  • Elisabetha

    Bonjour, il y a plus que trois mensonges, hélas, les seuls privilégiés sont la bourse du carbone a Chicago, ou les mêmes profiteurs que se soit Al Gore, le premier de tous, se font du fric en siphonnant des fonds publiques. L’ADEME en question est une véritable escroquerie, profitant du greenwashing a tout va des entreprises « vertes » selon les patrons reconvertis à la nouvelle religion.

    Le climat a été « pris en otage » par « Lhemans Brothers » avec l’aide d’Al Gore et des hommes politiques et l’ONU. Des milliards de milliards ont été dépensés en vain, car en vérité le RCA s’est transformé en « changement climatique » encore une escroquerie car le climat est changeant « in finé » et n’a pas bougé de plus de 0,0 4 % de degré d’écart…je vous met un site climato-optimiste qui explique tout et traduit des articles scientifiques américains, canadiens ou d’autres pays ou la liberté de parler reste encore un peu libre :

    http://www.laterredufutur.com/accueil/froid-records-locaux-pour-la-mi-octobre-depuis-40-ans/ Sur les dépenses de la Cop 21 et l’arnaque défendu par des hommes politiques de partis écologiques, une explication sur les grands messes des Cop 21 ou passés :

    http://www.mycop21.com/actualites/article/climat-investigation-de-philippe-verdier-dynamitage-en-regle-des-mensonges

    Si on vit en pays libre d’expression pourquoi renvoyer un journaliste ex-monsieur météo ayant écrit un livre voyant les choses de façon différentes ? Les médias étaient « charlie » il y a peu, mais il faut croire que non ..

    .Quels sont ces enjeux qui font qu’un Mr Météo soit accusé de complotisme voir de frayer avec la droite extrême ? Beaucoup d’argent à la clé, du pouvoir et des magouilles notamment au GIEC en premier, avec des affaires de harcèlements de la part de l’ancien directeur Mr Pachauri.

    Les nombreux climategates, fuites et « follow the money » l’argent des ONG bien connues : les amis de la terre, Greenpeace, Rainforest, et autres « églises vertes » avec à leur têtes des ayatollahs qui vous culpabilise à longueur d’années alors que ces gens vivent comme des bourgeois avec plusieurs maisons, bateaux, voyagent en avions, mangent pas vegan mais vous dirons de vous priver de viande…

    Encore faut il être au courant. Seuls les lecteurs anglophones peuvent le savoir à la limite sinon c’est tabou dans les médias mainstream. Que veulent vraiment les lobbies économiques qui frayent avec Greenpeace, et la Cop 21 ?

    Voir les mécènes EDF, Coca Cola, banques, et autres agro-industries. le sauvetage de la Planète ? Pensez vous que Hollande Merkel Obama Cameron qui bombardent la planète a l’uranium appauvri soient vraiment en train de sauver la planète ? .

    Cordialement.

  • Seb Max

    Cet article est contradictoire… avec ses propres arguments et c’est bien dommage. Il ne s’agit pas ici d’une démonstration mais d’un discours politique, vindicatif et pessimiste. Vous confondez contre-argumentaire et résignation. Je m’explique : vous essayez de démontrer, entre autres, que les petits gestes du quotidien ne changeront rien… juste parce que le monde est dirigé par des grandes multinationales qui font « l’offre » à grand renfort de publicité… Quelle démonstration !! Je ne nie pas le fait que les médias et les multinationales expertes du greenwashing (edf en tête) mettent énormément de batons dans les roues. Mais vous ne pouvez pas dire que si les citoyens, dans leur agacement face à la société de consommation et leur sensibilité croissante vis à vis de l’environnement, veulent vraiment réduire de 10% leur consommation d’énergie quotidienne (simplement par ailleurs), cela n’aura aucun effet ! Cela s’appelle mentir et c’est de la résignation. Je vous invite à lire les scénarios ADEME ENR 100% ou le scénario NégaWatt. Vous verrez que des solutions sont possibles ! je trouve votre site très intéressant mais cet article mélange posture socio-politique et faits. C’est bien dommage. Regardez ce que font les sociétés coopératives, les associations citoyennes dans les énergies renouvelables, les Familles à Energie Positive, et vous apprendrez plein de choses. Certes, il y a des lobbies, énormes, certes la pente est raide jusqu’à la transition énergétique, mais balayer d’un revers de main les initiatives qui marchent et se développent, ce n’est pas digne de votre site.

    • Moi aussi j’ai tilté sur ce point au cours de ma lecture, mais j’ai néanmoins tout lu, avec attention, ce qui me laisse à penser que l’auteur de cet article ne balaie pas d’un revers de main « ce qui marche » : il dit, si je ne m’abuse, que toutes ces actions positives, aussi belles et louables soient-elles ne représentent qu’une goutte d’eau face aux ravages du système capitaliste de production, que si nous ne prenons pas conscience que c’est le système politico-économique qu’il faut « balayer » et changer radicalement le rapport de la société humaine à la production d’énergies, car ainsi, les attitudes positives pourront enfin s’exprimer et devenir efficientes, à l’échelle de la planète.

    • pam

      je partage l’essentiel de cet article, même si je pense que l’enjeu climatique est un des grands sujets, lié à tous les autres sur l’impact de l’homme sur la planète… Et que ce soit pour la biodiversité ou pour le climat, on constate une bataille médiatique intense où tous les pouvoirs reprennent les discours écologistes bienpensants pour le système.

      par exemple, le scénario negawatt ou enr100% de l’ADEME qui est devenu quasiment un parti politique officiel financé par l’état, sont des scénarios qui ont deux caractéristiques 1/ rester dans le capitalisme 2/ sortir du nucléaire… et leur étude conduit à constater que leur effet sur le climat est… inverse aux objectifs (voir http://lepcf.fr/Un-point-de-vue-communiste-sur-les)… l’origine anti-nucléaire des écologistes les conduit en caricaturant à dire « plutôt le gaz que le service public » (si,si… chaque fois qu’on met 1€dans une ENR intermittente, solaire ou éolienne, quelqu’un met 1€ dans une fossile pour assurer la continuité…). Il suffit de regarder l’effet sur les émissions carbonées de l’arrêt du nucléaire en Allemagne, qui va battre les records d’investissements gaz et.. charbon !

      Mais je crois que la conclusion sur le rapport entre « le geste qui sauve » et la « révolution » est insuffisante.

      J’avais proposé il y a peu une critique du slogan « penser global, agir local ».. http://lepcf.fr/Du-local-au-global-penser-pour-agir
      Je pense qu’il ne faut pas sous(estimer ce que peuvent avoir de pédagogique les initiatives locales, à partir du moment ou on arrive à en faire un lieu du débat d’idée pour interroger les politiques publiques…

      je conseille pour le climat, la lecture du site de l’association « sauvons le climat » http://www.sauvonsleclimat.org/

    • Sauvadet

      Je suis bien d’accord avec le raisonnement de Seb Max.
      Merci toutefois Benoit pour cette tentative de nouveau regard sur l’actualité et la création de ce média à l’ambition d’indépendance… C’est chouette, une belle intention 🙂

      … Oui les multinationales sont engagées dans une stratégie de manipulation à des fins de consommations aveugles… mais l’être humain devrait-il se dégager pour autant de sa responsabilité ? l’état providence ou peut-être la religion devrait s’opposer et nous protéger ? Il y a une autre voie, justement une nouvelle voie, pas politique ni religieuse. La voie de l’évolution de la conscience humaine.
      Las d’attendre une réaction des pouvoirs publics, les citoyens, par une conscience grandissante peuvent en effet absolument renverser les paradigmes. et on en est pas si loin. Il existe tellement d’exemples de systèmes humains qui se mettent en place, de gens qui se vivent dans la sobriété heureuse si bien décrite par notre ami Pierre Rabhi…
      Comprenez que les multinationales n’ont qu’une puissance apparente. elles sont en fait plus fragiles que ce que l’on croit, et c’est bien le consommateur qui les maintient, ou pas, dans leurs piètres équilibres. Si vous décidiez de ne pas changer votre téléphone mobile tous les 8 mois comme c’est la moyenne chez nos amis américains, mais tous les 10 mois, immédiatement et mécaniquement les firmes perdent environ 20 % de marge nette… peu de sociétés commerciales se remettent d’un tel basculement… Au mieux elles s’adaptent et c’est bien ce qu’on leur demande. ralentir, respecter le bien public et le monde du vivant, nos écosystèmes.
      c’est bien la réponse du consommateur, non?
      je crois du coup que les médias libres d’engagement avec les multinationales que nous pointons du doigts ici comme seules responsables, vous êtes un média libre, seraient bien inspirés de montrer l’illusion que représente l’abondance technologique…
      l’illusion du principe du marketing,
      l’hypnose dans laquelle nous nous vivons, enfermés dans des systèmes de pensée irrigués par un flot continue de contre-vérités véhiculées par ceux à qui cela profite,
      la schizophrénie de nos comportements (je ne fais pas ce que mon coeur et mon intuition me conseillent de faire)
      et travailler dans la bienveillance et sans violence à l’éveil de nos consciences de citoyen du monde
      Aidez nous à regarder en face ce sur quoi reposent les grands mécanismes du marketing pour conduire nos comportements… (angoisses, peur du vide, grands atavismes, compétition pour manger, peur d’être manger au sortir de la grotte)…. Mais tout cela c’est bien plus difficile que de chercher un coupable ou un sauveur qui réglerait tous nos problèmes d’un coup de baguette magique.

      Paradoxe que d’écrire tout cela le 14 novembre, écrasé par la douleur des évènements de Paris.
      Mais je crois que tout cela est lié.
      J’aime à penser que l’humanité continue son chemin pour « dompter » sa liberté de créer, qu’elle ne soit pas contre nature… notre structuration cérébrale est unique, elle donne une place si particulière dans le contexte de l’expansion de l’univers. une responsabilité alors que nous entrons dans l’anthropocène.
      Puisse l’amour devenir une quête pour tous. Nous avons cette liberté de choisir notre voie.
      Frédéric

    • L’impact engendré sur notre écosystème par l’explosion démographique mondiale accouplée à l’adoption généralisé du schéma consumériste occidental est colossal. Quelques initiatives positives éparses ne suffiront pas à faire reculer le processus destructeur que les scientifiques et nous-mêmes constatons.

      Les initiatives véritablement efficaces en faveur de l’écologie sont peu répandues car peu connues, toujours par manque de moyens et de manque de volonté politique. A côté de cela, le moindre objet de consommation bénéficiera d’un bourrage de crâne publicitaire tel qu’il annihilera de fait, tout effort dans le sens de l’écologie.
      La lutte est inégale, les politiques biaisent la partie, en ayant la pointe d’un pied du côté « écolo » pour les raisons politiques que l’on sait, mais leur « gros cul » bien en vue du côté du fric, ce « par quoi » ils sont au pouvoir et « pour qui » ils gouvernent.

      Ce constat étant, Heureusement des solutions existent; D’abord pour la production d’énergie de façon bien plus propre et bien plus efficaces que les énergies fossiles, par exemple cet article de contrepoints.org (https://www.contrepoints.org/2016/02/07/238016-energies-le-defi-des-nouvelles-technologies ) présentes des avancées, soit abouties ou sur le point de l’être, dans les domaine de la fusion froide ainsi que de la fusion chaude. Dans cet autre article ( http://www.20minutes.fr/high-tech/1080037-20130114-jean-pierre-petit-les-z-machines-permettent-envisager-fusion-nucleaire-pratiquement-dechets ) . Le physicien JP Petit ancien directeur de recherche fait le point sur les Z machines et leur potentiel énergétique colossal. Il y explique au passage la gabegie française dans ce domaine de recherche.

      Mais il ne suffit pas de régler le problème de l’énergie pour se sortir de l’impasse actuelle. Il faut sortir de la surexploitation, cela nécessite une optimisation et une régulation fine de toutes les ressources.

      Ces changements-là ne s’opéreront, dans notre système actuel, que lorsque nous seront capable de trouver l’énergie qui nous fait cruellement défaut, celle qui nous permettra de nous réapproprier notre souveraineté en allant botter le cul au couple fusionnel politico-financier.

      Le fiasco du système capitaliste va déclencher un séisme économique d’ampleur inégalée, alimenté par un magma de dettes abyssales, contractées par la quasi-totalité des banques du globe, ce chiffrant en centaine de milliers de milliards d’€. Difficile de faire des prédictions sur l’issue d’une telle crise. Je pense que seuls, ceux qui sauront organiser l’entraide, en tirant les leçons de ce qu’il ne faut plus faire, pourront en sortir.
      Selon Marx, le capitalisme épuise deux choses, le travailleur et la nature. Il n’imaginait pas qu’il puisse aussi épuiser le capitalisme lui-même.

  • Marcus

    Article intéressant, les faits cités sont habituels pour la plupart, dommage que l’auteur ne cite pas ses sources concernant les éléments chiffrés. Dommage également que le texte soit à charge pour essayer de redorer un système qui ne marche pas. Pourquoi ? Parceque mettre une terre en valeur est une toeuvre de long terme qui ne se fait qu’avec des prorpiétaires de la terre. Cela commence par là, et cela gouverne toute entreprise industrielle « classique » (par opposition aux entreprises bancaires avec un faux nez industriel). Cependant je dirai à l’auteur qu’il ne faut pas jeter le capitalisme avec l’eau du bain, car en économie le plus précieux des biens c’est la liberté. Ce n’est que le grand capital qui pose problème, pourquoi ? Parce que tout comme le communisme il use et abuse de son pouvoir de falsifier la réalité pour qu’on boive de son eau et supprimer la liberté petit à petit de tout ce qui contredit ses objectifs. Comment est-ce possible ? Par construction de nos démocraties, ce sont les sponsors des élections présidentielles, locales, qui donnent les instructions, ils ont comme moyen les médias main-stream, au point que dire qu’ils complotent tous (les banquiers – industriels, car il n’y a plus d’industriel en dehors de qq PME), amène la foudre de la décrédibilisation des grands médias. Un vieil adage dit, et chacun le vérifie chaque jour : qui paye commande.
    Comment commencer ? Réglementons rigoureusement les élections (non pas réguler car ce serait bidon) : que les campagnes soient uniquement payées par l’Etat, la même somme pour chaque candidat avec un filtre initial (un casting, un concours, …), financé par l’impôt, avec pour participation obligatoire les sommes consacrées aux élections par les multinationales.
    L’Etat retrouve alors son rôle régalien : il prend l’argent où il est pour financer la démocratie à la façon voulue par ceux qui votent et non par ceux qui sponsorisent. Et les multinationales auront le droit de faire des affaires tant qu’elles respectent les règles. Et au premier trust elles sont dissoutes réellement et non comme les 7 soeurs du pétrole. Quand on a une métastase, on l’assèche et elle tombe. Nationalisons les banques et les compagnies pétrolières et ça ira déjà nettement mieux. Il y aura de plus beaucoup moins de guerres au moyen orient.

    • RIOT

      Des pistes intéressantes en ce qui concerne les élections.Je prends notes. Je suggère de poursuivre les nationalisations des banques et des compagnies pétrolières par une gestion étatique de l’eau et de toutes les formes d’énergie, une rationalisation des différents mode de transports. Et pour limiter la production inutile et énergivore, interdire la publicité à l’adresse des enfants, cible facile des fabricants de gadgets plastiques dérivés de films abêtissants voire toxiques idéologiquement. Je n’ai pas de chiffre à proposer et je n’ai pas fait de recherche dans ce sens mais j’ai l’intuition qu’en s’attaquant juste au juteux marché consacré à nos têtes blondes nous ferait un gain d’économie d’énergie autrement plus conséquent que d’éteindre les veilleuses de nos postes TV…Dire que nous n’avons pas le pouvoir d’agir sur le gaspillage n’est pas tout à fait juste. Des initiatives se mettent en place localement (je pense à Grenoble), il nous appartient de tout faire pour étendre les expériences qui marchent et initier d’autres « aventures ».

  • Aloe Veritas

    Très intéressant article même si je trouve la conclusion bien optimiste !… La remise à plat du système économique est-elle une solution probable aujourd’hui ? Ou bien, est-ce que la crise financière majeure qui va bientôt nous tomber dessus se soldera par une remise en cause du système ? Wait and see. En attendant je trouverais intéressant de proposer des pistes pour savoir, concrètement, quoi faire pour survivre au moins individuellement.

    • Hormis dans les films hollywoodiens à la Mad Max, la survie à une crise majeure ne peut être individuelle. Cela ne durerait que peu de temps car gérer seul tous les paramètres liés à tous les aspects de la vie (nourriture, énergie, santé, sécurité etc…) n’est déjà pas évident en temps normal et devient tout autre chose dans un monde devenu hostile. Un groupe organisé verra ses chances démultipliées. Encore faut-il avoir anticipé la menace pour que cela soit efficace, ce qui déjà est loin d’être évident.
      Autour de nous, on peut constater que le nombre d’individus réellement capables de sentir la menace qui gronde est déjà restreint. Parmi ceux-là, bien peu sont prêts à devenir acteurs de leur préservation. Car le doute instillé par le complotisme et le conspirationisme, manipulations médiatiques du capitalisme aujourd’hui rattrapé par son schisme génétique, a bien fait son œuvre. Même si de plus en plus d’individus s’informent sur les situations dangereuses, économiques ou géopolitiques, on voit que globalement l’inaction prévaut. Le confort semble prévaloir sur les libertés.
      Des méthodes pour s’organiser en cas de crises se trouvent sur internet.
      Passé le premier choc de a crise, sur quelles bases reconstruire. Voici la prédiction d’André Malraux : « Le monde sera utopique ou ne sera pas », ce qui se vérifie chaque jour d’avantage. Elle résume à elle seule le sens de tous les progrès que l’humanité devra alors porter.
      L’humanité obéit aussi aux lois célestes des grands équilibres. En rompre un seul sans le compenser crée alors une réaction en chaine qui ne peut plus être maitrisée. Trop de désordres ont été accumulé ces dernières décennies et sont autant de mauvais présages.
      Quelques citations adaptées à la situation ici : http://www.tourdefrancedesalternatives.fr/qui-suis-je/citations/

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